Paris 2010, I am a finisher

Grisé par la découverte des joies des épreuves de masse de course à pied lors de mon semi-marathon de Paris en 2009, je décidais au mois de novembre de cette même année de prendre un dossard pour le marathon organisé dans la capitale le 11 avril 2010.Dès le mois de décembre la couleur était donc annoncée : Vert ! Celle du dossard (et plus tard du bracelet de la caisse d’épargne) et de l’espoir. Celui de s’approcher le plus près possible de la barre mythique (pour un néo marathonien) des 4 heures de course.

Pour atteindre l’objectif fixé, nous avions décidé, avec mes 3 compères, d’étaler progressivement sur 15 semaines notre « plan d’entrainement » avec un amateurisme des plus sincères.

Au rythme de 2 à 3 séances de 10 à 12 kilomètres plus une sortie longue de 20 à 25 kilomètres hebdomadaire, les mois de décembre et de janvier se déroulèrent sans encombre notable.

La progression était visible, rassurante, encourageante. Courir le marathon en moins de 4 heures devenait un objectif à notre portée !

Les choses allaient se compliquer dès le mois de février, au cœur d’un hiver frigorifiquement interminable. Chacun connut alors sa dose de misère physique et morale (forcément). Dans mon cas, février fut un mois totalement blanc. Et je ne parle pas là des chutes de neige ! Mon muscle tenseur du fascia lata gauche avait décidé de jouer à l’essuie-glace. Un vrai coup d’arrêt qui me laissa provisoirement sur la touche. Je m’imaginais déjà, la mort dans l’âme, devoir céder mon dossard.

Quelques semaines de soins plus tard, à la reprise en douceur l’espoir d’une participation avec un objectif revu à la baisse s’installa dans mon esprit. Je voulais devenir un « finisher ». Peu importait le chrono final !

C’est donc fort d’un volume d’entrainement bien moindre que prévu, et d’un moral renforcé (think positive), que je me présentai dans le sas vert ce dimanche 11 avril peu avant 8 heures du matin. Il ne faisait aucun doute que je serais à l’arrivée quelques heures plus tard.

Accompagné par un coéquipier exemplaire, je me lançai à l’assaut du parcours avec un stress consommateur d’énergie à son niveau maximum. La présence du soleil était heureusement une très bonne nouvelle pour ces jambes et ce moral tout de même chancelants à l’approche du coup de feu quelques minutes plus tôt.

Il ne nous fallut cependant à peine quelques kilomètres pour que, l’ambiance et la motivation aidant, notre foulée nous transporte à travers tout Paris avec une précision d’horloge suisse. J’en veux pour preuve un premierphilippe marathon semi bouclé en 1h59 et un second en 2h01. L’addition n’étant pas compliquée, vous comprendrez rapidement que le temps final était précisément celui tant espéré 4 mois plus tôt.

La satisfaction était donc énorme malgré le soupçon de frustration de ne pas avoir fait voler en éclats (rien  que ça) pour une cinquantaine de secondes le seuil  des 4 heures.

J’étais d’autant plus satisfait et ému, qu’une fois la  ligne d’arrivée franchie, un comité d’accueil surprise  m’attendait !
Un 11 avril 2010 à marquer d’une pierre blanche dans  ma carrière de sportif du dimanche, que je ne suis  pas prêt d’oublier.

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