A côté de mes pompes

A défaut d’avoir eu le nez fin, j’ai clairement le pied creux. le pied cavus pour les latinistes. C’est loin d’être rare puisqu’a priori les pieds des deux tiers des adultes présentent ce creusement excessif de la voûte plantaire qui leur donne cet aspect cambré (aux pieds, pas forcément aux adultes). Mais podologuement parlant mon arche plantaire semble un peu trop surélevée. Et la saillie du cou-de-pied que cela provoque, fait de mon pied un pied tombant. La partie avant de la plante du pied est trop basse par rapport à sa partie arrière.

Je disais donc, je n’ai pas eu le nez très fin en pensant que ce serait une bonne idée de faire évoluer ma technique de course vers une foulée très orientée sur l’avant du pied, allant jusqu’à tomber en amour pour mes fameuses Newton, afin de soulager mon genou gauche qui me faisait des misères à l’époque. Un comportement suicidaire en somme pour un coureur de mon niveau avec ce type de morphologie. Quatre mois après avoir totalement adopté ravi mes nouvelles chaussures, et nettement amélioré ma vitesse de base, est apparue une vile mais pas trop vive douleur sur le cou-de-pied. A cette époque je ne me suis guère formalisé de l’affaire et j’ai continué à préparer conscencieusement les 20 kilomètres de Paris. Seulement voilà, une fois la course passée et l’objectif atteint, il était devenu évident que quelque chose clochait. La douleur était installée, confortablement. La visite chez le podologue qui s’en est suivie n’a guère été rassurante. Il est devenu urgent d’investir dans des chaussures plus adaptées, voire d’orthéser. D’éviter les frottements sur le cou-de-pied et de pratiquer un laçage trop serré, ce, quelle que soit la paire de chaussures portée. « C’est chiant comme problème » sont les mots qui sont sortis de la bouche du spécialiste à l’issue de la consultation. Bon, il va falloir faire avec et tenter d’éviter la chirurgie qui devient parfois le seul recours de coureurs ayant sans précautions trop poussé la machine. Hors de question cependant d’extrapoler jusque là. Je vais déjà lorgner rapidement, et la mort dans l’âme pour mes Newton, sur les Brooks Ghost 3 ou les Mizuno Rider et revoir un peu ma foulée.

« A quoi bon remettre à demain ce qu’on peut faire avec ses pieds? »

5 réflexions sur “A côté de mes pompes

    1. merci. au final, le ton de de cette note est peut être un peu alarmiste parce que je ne gère pas bien les périodes de blessures, et j’ignore comment ça va évoluer. tout va peut être rentrer dans l’ordre. dans le pire des cas je partirai rejoindre la swimmosphère, ça sera moins traumatisant.

  1. Effectivement, ce n’est pas toujours evident d’accepter de se séparer de chaussures que l’on a eu parfois tant de mal à choisir. sinon concernant les lacets, il existe des lacets elastiques (xtenex sans vouloir faire de pub) qui permettent de doser le serrage.
    Bon courage pour la suite.

    1. Merci ! j’ai découvert xtenex cette année à la marathon expo et j’avais été à 2 doigts (de pied) de me laisser tenter, mais j’avais trouvé le prix un peu fort. mais il y a désormais matière à réflexion :-)

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