Laurent Jalabert marche au super

Au panthéon de mes sportifs français préférés, retraités, mais encore bien vivants, trois noms se détachent très nettement. Yannick Noah, Stéphane Diagana et Laurent Jalabert. C’est ce dernier que j’ai eu la chance de rencontrer cet après-midi dans les locaux de Jogging International. J’aime à penser que cette rencontre n’est pas le fruit du hasard mais de ma participation à la dernière corrida de Houilles.

Un smash en extension, un franchissement de haie, un démarrage dans le poggio. Autant de gestes techniques parfaitement maitrisés et d’efforts physiques intenses qui sont le dénominateur commun à ces trois champions, qui ont fait et qui font toujours mon inspiration de sportif du dimanche.

Aujourd’hui, alors que le soleil brillait très fort et que Laurent Jalabert se serait bien vu effectuer une sortie à vélo au lendemain de sa séance de 21 kilomètres de course à pied, il s’est prêté avec une simplicité extrême au jeu des questions réponses avec une demi-douzaine de lecteurs du magazine.

Laurent Jalabert est, comme il se définit lui-même, un vagabond, toujours à la recherche de nouveauté et d’effort physique. Il n’aime pas que « ses valises prennent la poussière ». C’est pour cette raison qu’une fois son vélo raccroché (pas pour longtemps) il s’est mis à courir le monde et les plus grands marathons. Il se montre accessible, parle le même langage que nous. Lorsqu’il nous raconte qu’il a ressenti la même émotion en terminant son premier marathon de New York en 2005, en 2h55′ à une 391ème place anonyme que lors de sa brillante victoire d’une des plus grandes classiques du monde, le Milan-San Remo en 1995, nous nous sentons étonnamment proches de lui, pas seulement parce qu’il est assis autour de la même table que nous. Et quand il explique avoir plus souffert sur certaines fins de marathon que sur n’importe quelle course cycliste, il n’en devient que plus sympathique.

L’ambiance est détendue, les anecdotes fusent et le temps passe. Le champion a pourtant tant d’histoires à nous raconter. Une conclusion évidente s’impose alors, Laurent Jalabert est un grand drogué. Sans sa dose d’effort et d’émotion sportive, il ne survivrait pas.

Ne m’en veuillez pas si je préfère garder pour moi les détails de ce court moment passé en compagnie d’un champion d’exception et laisser le travail de retranscription à Jogging International qui fera ça très bien dans son prochain numéro.

12 réflexions sur “Laurent Jalabert marche au super

  1. C’était effectivement très chouette. Pas une once de prétention ni la moindre trace de fausse modestie, de la passion à l’état pur pour les sports d’endurance. En revanche chose un peu suprenante, depuis qu’il n’est plus coureur cycliste pro il a abandonné le cardio. Si tu lui demandes sa FCM la seule chose qu’il peut te répondre c’est « 196 bpm au sommet du poggio » en suivant Fondriest et avant de le battre au sprint à San Remo en 1995 (il avait 27 ans). Il s’entraine donc en CAP en se basant sur les allures.

  2. Jalabert est aussi un de mes sportifs préférés.
    Un palmarès, une histoire, et surtout un passionné de sport qui a enchainé sur des ironman. J’ai même cru entendre qu’il souhaitait faire la Diagonale des Fous.

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