C’est la zone

Vous n’en n’avez peut-être jamais entendu parler, mais sans le savoir vous en avez peut-être déjà fait l’expérience, et tout vous a alors paru si évident. A ce moment là vous aviez atteint l’état psychologique optimal. Que ce soit en croquant le paysage qui vous faisait face, en vous plongeant dans l’œuvre de Lacan ou en rentrant un putt magistral de 25 mètres sur un green en dévers. Je parle de la zone. Ce concept fascinant demeure très concret puisqu’il se vit, mais n’est pas si trivial à appréhender. C’est le sujet de l’ouvrage de Damien Lafont, sobrement intitulé « Entrez dans la zone« ,  paru au début de l’été chez l’éditeur des sportifs, j’ai nommé @mphora.

J’ai eu la chance de gagner un exemplaire ce livre, alors qu’il était à peine sorti en librairie, en participant à un petit jeu concours via Facebook. J’avais en quelque sorte gagné un « voyage au coeur des expériences intérieures »

Le sujet ne m’était pas totalement étranger. J’ai même la prétention de dire que je suis entré dans la zone lors d’un match de tennis. J’étais minime et je garde des souvenirs très précis de cette rencontre où tout m’a réussi sans que je puisse expliquer pourquoi, si ce n’est que lorsque l’on est encore « gamin » on fait les choses simplement. Cette simplicité (trop d’information nuit) qui se trouve être une composante importante du phénomène abordé dans le livre qu’Emmanuel Bès, responsable des développements multimédia chez Amphora, m’a remis dans son bureau au début de l’été. Une rencontre assez passionnante pour l’amoureux de sport que je suis.

Damien Lafont, l’auteur d’entrez dans la zone jouit d’un double cursus de sportif de haut niveau (tennis) et de docteur en physique. Je savais d’emblée que son ouvrage allait compléter parfaitement « Soyez PRO » de Ronan Lafaix, celui que je possédais déjà, du même éditeur. Sous-titré la méthode pour oser, il aurait dû m’aider à éviter les nombreux déboires que j’ai connu en jouant au tennis après l’adolescence, un sport où le mental prend une place considérable, j’en sais quelque chose. Bref… Le domaine d’application du livre de Damien Lafont est bien plus vaste même s’il fait forcément référence au sport. Il énumère les différentes approches du concept de zone, à travers des références incontournables comme Mihály Csíkszentmihályi (à vos souhaits), psychologue hongrois qui introduit dans ses travaux le concept de « flow » (le chemin pour accéder à la zone) en 1975.  A défaut de révéler la recette ultime (qui bien sûr n’existe pas) Il fournit également de nombreuses pistes de réflexion susceptibles  d’aider le lecteur à y voir plus clair et identifie les prérequis de base incontournables à maîtriser, que sont posture, respiration ou lâcher prise.

Le livre se lit assez vite et se doit d’être rangé à portée de main car je ne peux pas envisager que sa première lecture soit la dernière. Une brève vidéo-promo qui reprend quelques formules clés vous décidera peut être mieux qu’un long discours à vous intéresser au sujet !

7 réflexions sur “C’est la zone

  1. Il y a un point commun chez tous les sportifs qui ont déjà lu ce livre : il ne les a pas laissés indifférents.
    En complément à ce bel article, je signale que l’on peut écouter la récente interview que l’auteur a accordé à France Info avec Umberto Pelizzari, le célèbre apnéiste, sur http://AmphoraTV.com
    Merci pour ce retour d’expérience !

  2. « Il fournit également de nombreuses pistes de réflexion susceptibles d’aider le lecteur à y voir plus clair et identifie les prérequis de base incontournables à maîtriser, que sont posture, respiration ou lâcher prise. »

    Oui, c’est pour ça que souvent, nos meilleures performances ou celles qui nous laissent les meilleurs souvenirs, sont celles qui sont réalisées plus ou moins au feeling, ou au moins en faisant plus attention à nous même qu’à nos appendice technologiques. En n’ayant rien à perdre mais en se faisant confiance.
    Ce n’est pas facile à exprimer mais je me comprends ;-) Par exemple hier je me suis senti « in the zone » alors que ma prépa n’a pas été top et que je ne savais pas quelle vitesse tenir ni combien de temps je tiendrais celle trouvée au « feeling »… Je me suis senti bien tout le long de la course, limite la banane jusqu’à l’arche d’arrivée!

  3. Tu te comprends et c’est bien là l’essentiel :) Je veux dire que chacun fonctionne différemment et appréhende l’esprit et le corps à sa façon. C’est pour ça que je parle d’expérience concrète mais de concept pas trivial. Et c’est aussi pour ça que je parle de pistes de réflexion que le lecteur exploitera à sa manière très personnelle. Je crois que ta course de ce we s’inscrit parfaitement dans cette philosophie d’expérience intérieure.

    qques pages du bouquin ici :

    http://books.google.fr/books?id=CMxryLn_eNAC&lpg=RA1-PA55&ots=w-sA6OGCgz&dq=damien%20lafont%20philosophie&pg=PP1#v=onepage&q&f=false

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