2011 en chiffres, part one

L’année 2011 s’achève. Le temps des sempiternelles rétrospectives et autres bêtisiers est (re)venu. Je me contenterai ici d’établir (dans les grandes lignes) une sorte de bilan, de vérifier si les objectifs fixés il y a douze mois ont été atteints et de décider si je mérite ma coupe de champagne pour basculer dans la joie et la bonne humeur en 2012, une nouvelle année dont le premier trimestre s’annonce d’ores et déjà bien chargé. Place à l’un des articles les plus égocentrés de l’année !

D’un point de vue strictement comptable, j’ai (par)couru en 2011 pas loin de 1700 kilomètres si j’ajoute aux statistiques fournies par Strands les quelques séances éparpillées sur RunKeeper ou Runtastic que je n’ai jamais pris la peine de « rapatrier ». Soit une moyenne de 140 kilomètres par mois. La répartition plus précise de ces kilomètres sur l’année est logiquement fonction de mon état de forme. On peut plus ou moins facilement se rendre compte que j’ai été freiné 3 fois au cours de cette année par de légères blessures : Tendinite d’Achille fin mars, genou récalcitrant début juin, nouvelle tendinite d’Achille, plus sérieuse, en novembre.

Un bref flash-back sur la fin de l’année 2010 que je termine à vive allure en prenant part entre les fêtes à la course populaire de la fameuse corrida de Houilles explique que, bien décidé à poursuivre mes efforts en 2011 pour progresser en terme de vitesse, mon objectif n°1 soit naturellement fixé et avoué : obtenir rapidement une performance sous les 40 minutes sur 10 kilomètres. Il sera vite couplé au second qui prend la forme d’une chasse au record sur le semi-marathon de Paris pour lequel j’avais gagné un dossard grâce à Wanarun. Avec un seul semi-marathon à mon actif, réalisé modestement deux ans plus tôt, la tâche ne paraissait pas franchement ardue.

Janvier et février sont chacun composés d’un kilométrage à peine supérieur à la moyenne mensuelle. A cette époque je m’entraîne essentiellement « au seuil », ce qui n’est pas la plus intelligente façon de procéder, j’en conviens. Je tente par deux fois d’atteindre mon objectif sur 10 kilomètres sur des parcours peu favorables et échoue pour une dizaine de secondes. Rageant mais prometteur. Sur ma lancée, je réalise au début du mois de mars un bon semi-marathon de Paris et fais voler en éclats mon précédent record, assez peu significatif. L’objectif était de se rapprocher le mieux possible des 1h30′. Je décroche un joli 1h29’02 » lors d’une course qui restera un très bon souvenir collectif partagé avec une runnosphère encore naissante.

Pas un instant de répit ne suivra au cours ce mois de mars. J’enchaîne les séances d’entraînement. Mon tendon d’Achille gauche se met à grincer. Je teste le k-taping, je me dis que ça va marcher. ça marche. Je m’aligne, trois semaines après celui de Paris, au départ d’un sympathique petit semi-marathon en banlieue ouest parisienne avec pour seul objectif (finalement pas si anodin) d’emmener mon frère sous les 1h40′. Ce sera chose faite en 1h38′. Mon tendon grince à nouveau. Pire, il enfle ! Premier coup d’arrêt de 2011. Je réalise tout de même 12 séances en avril, essentiellement rassemblées sur la deuxième quinzaine. J’introduis même (enfin) des séances de fractionné dans mon programme pour arriver fin prêt le 1er mai aux 10 kilomètres Planet Jogging où se retrouve gaiement une grande partie de la runnosphère. L’ajout de qualité dans mes séances paie logiquement : 39’06 ». Nouvel objectif atteint avec le sentiment de pouvoir encore faire mieux avant le début de l’été. Pas loin de 17 sorties et 200 kilomètres plus tard, j’arrive au début du mois juin dans une forme olympique.
Malheureusement une sortie « vallonnée » aux buttes Chaumont avec Greg déclenche un mal de genou que mon ostéopathe finira par soulager quelques jours plus tard. Une coupure sans doute salutaire et un regain de fraicheur qui me permettent de réaliser un nouveau record sur 10 kilomètres en 38’53 » au prix d’un bel effort et avec comme récompense un genou à nouveau rebelle. Le mois de juin se résumera à 3 sorties et 30 kilomètres au compteur.

Ce qui ne m’empêche pas, au début de l’été et du mois de juillet d’engranger un nouveau temps inférieur à 40 minutes aux 10 kilomètres France des îles, en m’amusant presque. Et c’est à cette période que, en pleine confiance, je prends la décision d’inscrire un marathon à mon programme de l’année, démangé par l’envie de retenter l’expérience après avoir supporté les troupes de la runnosphère sur celui de Paris au mois d’avril. Je choisis un marathon d’automne, celui de Vincennes, prévu pour la fin du mois d’octobre. L’été sera studieux, d’autant plus qu’une belle fête de la runnosphère s’annonce sur le Paris-Versailles, un mois plus tôt.

Je réalise mon plus gros mois en août avec 213 kilomètres. Et j’ai bien l’intention d’en faire autant sur les 2 mois qui suivent. Les sensations sont excellentes et je m’impatiente déjà de l’arrivée du marathon. Malheureusement, une grosse baisse de morale et une nouvelle alerte à la cheville interviennent peu de temps avant le Paris-Versailles. Cette course est cependant une réussite avec un résultat de 1h08’12 » contre 1h10′ espérées. Le kilométrage à l’entraînement s’effondre. 148 kilomètres en septembre, 117 (marathon compris) en octobre. Sans doute un peu juste pour espérer atteindre les 3h15′-3h20′ secrètement attendues sur ce marathon qui m’obsède. Le verdict tombe en 3h27’55 ». Nouveau record, un an et demi après mon modeste temps de 4h à Paris l’année précédente, lors de mon premier marathon. Je suis cependant satisfait du déroulement de la course dans un contexte un peu difficile, et je termine au courage, avec une cheville au bord de la rupture.

Le mois de novembre sera vierge de toute sortie mais empli d’un beau voyage qui a permis à ma cheville de récupérer toutes ses facultés et à mon moral de reconstituer un stock conséquent de motivation pour repartir dès le mois de décembre et préparer les échéances à venir en 2012. Je reprends doucement (enfin décidé à globalement restreindre mes allures à l’entraînement ) et très sûrement en courant 148 kilomètres sur les 3 premières semaines du mois ! En résumé cette année aura été marquée par une belle progression sur toutes les distances testées en course sur route. Le moment est peut être opportun pour aller découvrir les joies des sentiers.

2012 me voilà !

25 réflexions sur “2011 en chiffres, part one

  1. Tu t’es acoquiné avec le running pour le meilleur et pour le moins-bon on dirait! Cela donne au final une belle année quand même avec de bons chronos! Bravo pour avoir réussi à passer au travers des bobos!
    2012 l’année du trail? J’en connais un autre qui dit ça ;-)

    1. Je trouve que je n’ai finalement pas trop à me plaindre côté bobos, certains traversent des périodes plus difficiles que celles que j’ai connues cette année. N’est-ce pas :/ ?

  2. Heureux de voir toute cette « raisonnabilité » ;-)
    ça te permettra surement d’éviter des blessures et de progresser encore et encore!
    Bonne année 2012 en perspective!

      1. Bonne idée!
        Entre 12 et 13 sera très bon et tu te fatigueras moins donc moins de risque de blessure! Et tu gardes en plus le jus pour les vrais portions rapides, >14 .
        « Pour courir vite, il faut d’abord apprendre à courir lentement », célèbre dicton de coureurs… ;-)

  3. Eh bien quelle belle année ! :)
    Ca donne envie ce sub 40′ au 10km, c’est d’autant plus fort d’avoir pu exploser autant de records en étant parfois pas mal blessé. Je te souhaite une année 2012 encore plus rapide ! :)

    1. Merci Léo. C’est marrant que vous me parliez des blessures. Je pense avoir été plutôt épargné et celle qui arrive après le marathon je l’ai un peu cherchée. Et comme je savais que je couperais derrière j’y suis allé gaiement :)
      J’ignore où tu en es sur 10km mais ça tient à peu de choses. Avec un peu de travail, un bon parcours et de bonnes conditions, tu passes sous les 40′ presque sans t’en rendre compte !

    1. Merci. Et merci de me poser une colle ;) j’avais estimé ma vma à 17,5 en mai dernier (voir article) elle a depuis sûrement sensiblement augmenté et permis de boucler mon semi hier en 1h24’37 » :)

  4. j’étais sur que tu serais plus proche des 1h25 que des 1h30 vu tes dernières courses. Apparemment c’est un bon tremplin pour le semi de paris les 15 km des foulées Charentonnaises !
    Tu fractionnes toujours ?

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