J-9, carnet de bord

compteDans moins de neuf jours tout ceci sera terminé et on pourra enfin passer à autre chose. Entendez par là se fixer le nouvel objectif qui fera avancer. Sans forcément progresser, sans forcément suivre un plan d’entrainement aussi rigoureux, presque contraignant, que celui que je viens de m’imposer ces trois derniers mois, bien déterminé à tirer le maximum de mes capacités sur la distance d’un marathon. 

Si je laisse le sentiment de m’être privé de la liberté que je revendiquais jusqu’alors en m’entraînant à l’envie et à l’envi, détrompez vous, j’ai su retirer une dose certaine de plaisir en découvrant ce modus operandi totalement inédit pour moi. En m’abandonnant au contenu des séances et en accordant une totale confiance  à leur auteur, j’ai pu me consacrer pleinement à tenter de remplir ces mini objectifs un par un. De sorte que, séance après séance j’ai vu l’édifice se construire solidement. J’en veux pour preuve mon résultat au semi-marathon de Paris que j’ai reçu comme une récompense du travail déjà accompli et un bon stock de confiance pour les semaines chargées qui allaient suivre.

Quant aux péripéties qui ont émaillé ces trois derniers mois, elles sont inhérentes à la préparation d’un marathon de printemps (je dois bien avouer que j’ai été parfaitement épaulé pour les surmonter sans dégâts rédhibitoires). Exceptée peut être la dernière en date. Je me serais en effet volontiers affranchi, à dix jours de l’échéance, de ce vol plané à 15km/h sur un trottoir sale entre Bobigny et Pantin qui m’a valu, en plus d’une belle frayeur, de rentrer avec une main écorchée et un genou douloureux. Plus de peur que de mal à l’heure où j’écris ces lignes et j’espère vivement que cette petite mésaventure viendra vite se classer au rang des péripéties sus-évoquées.

Dimanche prochain, au moment de m’élancer pour ce périple de 42.195 kilomètres sur la-plus-belle-avenue-du-monde, tous mes doutes ne seront pas dissipés. C’est probablement mieux ainsi. Je ne suis pas de ceux qui versent dans l’excès de confiance et jusque là ça me réussit plutôt bien. Ce doux mélange actuel d’excitation et d’appréhension, de force et de fatigue (pour paraphraser l’ami Bernard) et d’émulation au sein de la Runnosphère renforcent mon sentiment que, quoiqu’il arrive, ce marathon de Paris 2013 restera pour longtemps gravé dans ma mémoire de coureur.

4 réflexions sur “J-9, carnet de bord

  1. Good luck !
    Pas de pression à avoir: dis-toi qu’avec le semi de Paris, ces semaines de préparation se sont déjà concrétisées avec un super résultat et que c’est déjà une première réussite d’aller au bout d’une préparation complète.
    Le reste ne sera que bonus ! ;-)

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