Les 10 kilomètres de l’ANORGEND 2013

C’est à chaque fois la même rengaine quand je participe à une course de 10 kilomètres. Je trouve invariablement qu’il y en a trois ou quatre de trop ! Hier, quatre semaines après le marathon et avec un timide retour sur le tartan d’une piste d’athlétisme pour retrouver quelques sensations de vitesse, j’ai sans surprise senti mes cuisses brûler comme jamais tandis que ma capacité pulmonaire m’a paru aussi faible que celle d’un écureuil du bois de Vincennes.

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Pour ces retrouvailles avec cette distance très populaire de la course hors stade, j’avais choisi cette modeste course organisée par l’association des réservistes de la gendarmerie nationale dans le bois de Vincennes. Avec environ 300 concurrents au départ et le soleil comme invité surprise de ce printemps qui a du mal à s’installer, l’ambiance est détendue. Le parcours se compose de deux boucles, et une bonne moitié de la distance est privée de bitume. Il comprend en outre quelques virages serrés, de ceux qui vous obligent à relancer violemment pour maintenir l’allure. La course a reçu le label FFA nature et ne semble donc pas propice à une performance incroyable. Je ne me suis pas véritablement fixé d’objectif sinon celui de renouer avec cet effort soutenu qu’exige une telle épreuve. Je ne suis pas le seul à représenter la Runnosphère ce matin là. Giao a aussi fait le déplacement. Quelques minutes avant le départ j’ai la très bonne surprise de voir arriver Jean-Christophe en famille. Vous vous souvenez ? JC qui a bien récupéré de son marathon de Paris bouclé en 2h38′ est venu me soutenir avant d’aller crapahuter dans les bois à la recherche de dénivelé pour préparer le marathon du Mont Blanc.

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(c) Frédéric Poirier

Malgré la relative intimité de cette course, c’est topchrono qui assure le chronométrage. C’est un bon gage de sérieux. La présence d’un tapis au départ pour déclencher les puces de chaque coureur constitue toujours un plus. Je me positionne tout de même dans la première partie du peloton pour éviter les bousculades sur le chemin assez étroit dans les premières centaines de mètres. Je suis toujours étonné de la vitesse avec laquelle les coureurs se lancent dans la bagarre. 40 ou peut être 50 d’entre eux me précèdent pendant les premières minutes de course mais rapidement tout se décante et je me retrouve dans les 20 premiers avant la fin du premier kilomètre couvert en 3’35 » environ. Il comprend un premier passage sur le faux plat montant de l’allée royale qui participe à un premier écrémage.  Je suis bien.
Un petit groupe de 4 ou 5 coureurs s’est formé, qui évolue de façon compacte à une allure constante et respectable pendant les 5 premiers kilomètres. C’est à mi course que les choses se compliquent. Je comprends rapidement que la seconde partie n’aura rien d’une balade de santé. Je perds doucement le contact avec le groupe avant de remonter une deuxième fois l’allée royale. Les encouragements de JC et de sa petite troupe me font du bien mais les 4 derniers kilomètres s’annoncent pénibles !

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(c) Frédéric Poirier

Entre le 7ème et le 8ème kilomètre je perds 2 places puis me retrouve à la lutte avec un coureur revenu à ma hauteur. C’est sans doute ce qui me permet de relancer un peu l’allure qui avait faibli sur les 3 derniers kilomètres. A moins que ce ne soit simplement les mots d’encouragement de SandRunning que je croise furtivement à l’entrée de la dernière ligne droite de 2 kilomètres en léger faux plat descendant. A cet endroit, nous partageons le parcours avec les cyclistes qui tournent sur le polygone, très fréquenté en ce dimanche matin ensoleillé. Les pelotons qui me doublent à plus de 40km/h me laissent littéralement l’impression de ne plus avancer. Je jette alors mes dernières forces dans la bataille en couvrant le dernier kilomètre à près de 18 km/h et je passe la ligne d’arrivée au moment où le chronomètre officiel affiche 38 minutes, confirmées au temps puce. Je viens d’établir un nouveau record personnel que je n’étais pourtant pas venu chercher. C’est sans doute la raison pour laquelle il ne provoque aucune euphorie particulière. Je ressens surtout la satisfaction d’avoir réalisé une bonne course sur un parcours pas si facile et avec une préparation spécifique quasi inexistante. Un résultat de bon augure pour la suite.

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15 réflexions sur “Les 10 kilomètres de l’ANORGEND 2013

  1. Belle course Philippe ;) Ce n’était pas un record annoncé cela veux dire qu’il va encore être raboter ! 38 minutes avec les cuisses en feu et des problèmes respiratoires c’est juste exceptionnel ! Bravo

    1. Merci Clément. Pour le coup de l’écureuil c’était une boutade. J’ai bien souffert d’une légère bronchite mais ça allait nettement mieux hier :)

  2. Il faut le faire, un record personnel un mois après le marathon sans trop de préparation . Tu as récolté les fruits de ta belle préparation de l’hiver. Bravo !

  3. C’est plutôt encourageant comme chrono et je pense qu’avec un peu de prépa spécifique 10, tu claques un 37′ tu ne crois pas ?

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