Paris Saint-Germain-en-Laye, la course 2013

psg

Je déteste le football. Probablement autant qu’il me déteste. La dernière fois que j’ai mis les pieds sur un terrain d’foot (et aussi sur le ballon) je me suis retrouvé aux urgences avec un œuf de pigeon en guise de malléole externe à la cheville droite. Est-ce pour cette raison que subliminalement je n’avais jamais pris le départ de « Paris Saint-Germain, la course » en quatre éditions ? Je ne le saurai jamais, d’autant plus que ma participation à la cinquième qui s’est tenue ce dimanche n’était pas vraiment prévue.

Ce n’est qu’au début de la semaine dernière que j’ai reçu l’invitation de New Balance. L’occasion était belle et je la saisis aussitôt. C’est ainsi que je me retrouve ce dimanche 26 mai dès l’aube devant le jardin d’acclimatation avec aux pieds une paire de New Balance 890 V3 flambant neuve, d’un vert fluorescent qui se mariera à merveille avec un ancien tee-shirt Kalenji remisé au fond de mon placard. Il faut bien avouer que le pari de partir sur une course de 20 kilomètres avec des chaussures dont j’ignore tout est plutôt osé mais je décide de le relever (j’aurais tout aussi bien pu choisir de courir avec mes adiZero Boston qui étaient dans mon sac). Mon acolyte Salvio qui a répondu favorablement à la même invitation fait le même choix que moi. Il me confie ensuite qu’il ne sait pas s’il va « faire la course » mais je n’ai aucun doute là-dessus. A une semaine de son triathlon half-ironman je le sais en forme !

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(c) photorunning.fr

Le départ très matinal est donné à 8 heures ! Il ne fait pas 10 degrés Celsius et le coup de feu est le bienvenu. Nous allons pouvoir nous réchauffer sur les 4 premiers kilomètres en direction du pont de Suresnes avant d’affronter la première difficulté d’un parcours au profil exigeant. L’allure, plus de 15 km/h, est relativement élevée. Un petit groupe de prétendants à la victoire s’est vite détaché. Derrière nous naviguons autour de la 50ème position. Lorsque nous arrivons au pied du mont Valérien, l’allure chute logiquement. L’effort est rude mais il s’agit de le gérer correctement. Le sommet de cette première bosse se situe à presque 15 kilomètres de l’arrivée !

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Profil du mont Valérien

Notre duo effectue une montée correcte et nous basculons dans la descente toujours bien positionnés. Une descente qui se compose de deux parties séparées par un petit faux plat montant. Dans la seconde moitié de cette descente, je déroule et prend les devants, l’allure s’emballe, le 8ème kilomètre est couvert à plus de 16km/h.

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Au sommet du mont Valérien

Au dixième kilomètre nous traversons une première fois la Seine à la sortie de Rueil-Malmaison. Je reconnais quelques portions du semi-marathon que j’avais couru en 2012 et quelques bouts de route que Julien nous avait fait emprunter lors de la SNF #1Nous descendons ensuite sur les berges du fleuve dont nous suivrons une méandre pendant six bons kilomètres. Au douzième kilomètre, je commence à avoir du mal à tenir l’allure, Salvio se détache imperceptiblement dans un premier temps puis définitivement dès le treizième kilomètre. Je décide d’adopter une allure qui me convient mieux. Je semble payer les efforts d’une semaine moyennement gérée à l’entrainement. Je commence à perdre des places et j’emmène avec moi la seconde féminine jusqu’au pied de la côte du Pecq qui mène vers l’entrée de Saint-Germain-en-Laye.

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La côte du Pecq

Un ultime effort soutenu, de plus d’un kilomètre, qui use mes dernières forces. Le replat final est synonyme de délivrance et de sprint final sur la grande terrasse de Saint-Germain-en-Laye. Ma baisse de régime m’a coûté 2 minutes. Celles qui séparent la très belle 38ème place de Salvio de ma 67ème place avec un temps d’1h23’28 ».

Le retour en RER vers Paris est l’occasion d’échanger avec un lecteur du blog à qui j’adresse ici un clin d’oeil. C’est toujours un grand plaisir et une sensation étrange d’être reconnu pour cette raison.

Concernant les chaussures que j’ai étrennées sur ces vingt bornes, elles constituent une belle surprise qui j’espère se confirmera. J’y reviendrai un peu plus tard.

13 réflexions sur “Paris Saint-Germain-en-Laye, la course 2013

  1. Bravo pour ton récit et pour ta course malgré ton état de forme. Je te donne rdv sur le 9éme kilomètre des « 10km de l’Equipe » pour se la jouer au sprint … et de que toi tu arrive toujours avant moi au rdv, fais-moi la courtoisie de m’attendre ;)

    1. Merci. C’est vraiment une course intéressante même si j’ai commencé à m’ennuyer quand j’étais un peu seul (avec la fille sur mes talons (!)) sur les bords de Seine en attendant l’ascension finale :)
      Pas impossible que j’y revienne.

  2. Merci pour le clin d’oeil !
    C’était sympa d’échanger quelques mots sur cette course qui peut se résumer approximativement à un « Paris Versailles version XL ».
    Vivement ton prochain compte rendu à propos de tes splendides NB vertes fluo…pas franchement adaptées pour passer inaperçu dans le RER ;-)

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