En passant par le col de l’astragale

pauseLes beaux jours s’étaient pourtant enfin décidés à prendre leurs aises. L’été s’annonçait sous les auspices les plus heureux et propice au running plaisir, celui qui laisse libre cours (!) à cette planarchie que j’affectionne tant. Et puis le sort en a décidé autrement, la fausse note a retenti, le couac. Mon pied droit a dit « stop, il est temps de m’accorder du repos ».

Depuis bientôt deux mois je ressentais après chaque course, chaque séance d’intervalles, une gène diffuse sur le cou-de-pied qui m’obligeait à boitiller quelques heures après l’effort. Toutes les autres sorties se passaient sans le moindre anicroche, si bien que je me bornais à ne pas prendre en compte ce que je qualifiais naïvement de micro événements. Jusqu’à cet enchainement fatal 5x1000m, 25 bosses en forêt de Fontainebleau, test VMA sur 3000m en quatre jours à la mi-juin. Suite à ce 3000m effectué en moins de 11 minutes dans le cadre du Press Challenge organisé par Mizuno en vue des prochains 20 kilomètres de Paris, je me suis retrouvé dans l’incapacité de marcher. Le spectre de la blessure n’en n’était plus un. Et je voyais déjà le cortège funèbre de pensées négatives défiler sous mes yeux.

Situation-de-l-astragale-dans-le-pied

Aux dernières nouvelles, c’est l’astragale, cet os du pied stratégique qui serait touché. L’échographie a révélé un oedème. L’IRM pourrait mettre en évidence une fissure. J’ai commencé à digérer ce contre-temps contrariant et à prendre mon mal en patience. L’exercice n’est pas facile. En parfait addict, j’ai surtout réfléchi à mettre en place des activités de substitution. Nager et pédaler n’est a priori pas contre indiqué. Ces deux sports « portés » ne devraient pas mettre à mal mon pied. J’espère que ces occupations arriveront à faire diversion le temps que tout rentre dans l’ordre. Le plus déroutant avec ce type de blessure, c’est que je ne ressens plus aucune douleur au quotidien, à la marche, dans les escaliers… Je dois rester vigilant pour éviter d’enfiler par mégarde mes chaussures et partir courir ! Et j’en suis déjà à imaginer un résultat d’IRM parfaitement normal.

Une balade en ElliptiGo

Quand j’ai commencé à en entendre parler il y a quelques semaines, j’y ai à peine prêté attention. L’ElliptiGo, ce vélo elliptique d’extérieur, cette drôle de machine dont on disait qu’il constituait l’alternative idéale pour les runners blessés ne me semblait pas du tout destiné. Mon astragale m’a malheureusement fait changer d’avis et j’ai profité vendredi dernier de la fin du périple de Squash Falconer pour m’y essayer. Je dois avouer que je me suis tout de suite senti à l’aise avec cet engin qui s’est avéré très maniable et plutôt ludique au milieu de la circulation. Nous étions ainsi une bonne dizaine d’Elliptigo à partir du chateau de Versailles pour rejoindre le champ de mars au pied de la tour Eiffel, via la place de l’étoile, les champs élysées et la place de la concorde !

Elliptigo

© Frédric Poirier

Une bonne vingtaine de kilomètres au cours desquels j’ai eu le temps de constater que même sans remplacer une sortie de course à pied, la pratique de l’Elliptigo faisait indéniablement travailler le système cardiovasculaire et une bonne partie de la chaine musculaire des jambes.

Pour un retour de test plus complet, je vous invite à lire l’article de Greg.

13 réflexions sur “En passant par le col de l’astragale

  1. Va louer un coffre fort pour y mettre tes baskets, et donne la clef à un ami non coureur! ;)
    Et à cette période de l’année la natation, c’est pas ce qu’il y a de plus désagréable.
    bon courage en attendant.

  2. ça va aller! malheureusement on passe tous par ce genre de période et je compatis car j’en suis au même point que toi.
    Natation, vélo, ElliptiGO et autres, il y a moyen de se faire plaisir et de garder la forme et le moral.
    ( Pour info, le site d’ElliptiGO France est http://elliptigo.fr/ )

  3. On vient de me diagnostiquer un oedeme osseux au naviculaire. Donc l’os juste devant celui qui t’embête. Et pourtant j’ai eu mal le lendemain de l’elliptigo. Peut etre parce que sur cet os s’attache le jambier posterieur ? J’ai tout de même un espoir en me disant que c’est peut être le velib fait après qui a généré la douleur. J’espère car j’ai vraiment eu un coup de cœur pour l’elliptigo !

    Bon par contre pour mes genoux sensibles l’elliptigo était vraiment parfait, avec en plus le fameux vaste interne stabilisateur de rotule qui semble travailler fort bien avec cet appareil.

      1. oui moi aussi : / ça a l’air pas trop cool en plus et bien collant comme souci…arf. bon j’espère que’avec mon os oedemateux, on ne va pas m’interdire plus de choses que toi ;0)…ça m’ira très bien de « juste ne pas courir »

  4. Courage, j’ai eu plus ou moins le meme probleme en début d’année et en substituant pendnt mois par du vélo et de la nage ca va mieux, et j’ai meme permis au corps de se reposer et j’ai l’impression depuis d’avoir progresser!

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