Kalenji Kiprun Comp, une chaussure de champion

Kalenji est la marque running du réseau Oxylane distribuée par les magasins Décathlon. Elle est bien connue dans le petit monde de la course à pied et pour cause, cela fera 10 ans l’an prochain que Kalenji propose des produits très bon marché pour le grand public.

Qui n’a pas porté au moins une fois dans sa vie de runner un tee-shirt Kalenji ? En revanche, si il arrivait jusqu’à présent de croiser des joggeurs du dimanche chaussés de chaussures Kalenji, il était beaucoup plus rare de voir des coureurs de bon niveau équipés de la marque nordiste. Depuis quelques années les choses changent doucement. Le gros travail réalisé par les équipes de Kalenji (avec Stéphane Diagana comme consultant vedette) en terme d’innovation et des opérations telles que la Kalenji expérience ont contribué à apporter à la marque une image moins « cheap ».

J’avais déjà eu, il y a environ un an et demi, l’occasion d’une première approche avec les chaussures Kalenji au travers d’une ancienne version de la Kiprun LD (Long Distance). J’avais trouvé à l’époque que ce modèle n’avait pas grand chose à envier à la concurrence.  Depuis, de l’EVA a coulé sous les semelles, et pour ce nouveau test j’ai chaussé les Kalenji Kiprun Comp.
Un modèle typé performance venu compléter la gamme Kiprun déjà bien fournie. Porté depuis le début de l’année par Benjamin Malaty, nouveau fer de lance de Kalenji dont les performances (premier français au marathon de Paris en 2h12′ et 28ème aux récents championnats du monde à Moscou en moins de 2h20′) ne peuvent pas laisser insensible. Avec ses précieux retours d’expérience, Benjamin contribue sérieusement au développement de cette chaussure de compétition qui est appelée à évoluer.

olivier-laboussole

Sur le papier, la kiprun comp et ses 205 grammes en pointure 43 est une chaussure destinée aux coureurs rapides visant des chronos très bas sur 10 kilomètres, semi-marathon voire marathon. Un soin tout particulier a été apporté à la structure de la semelle : « Le concept Up’Bar (concept de dynamisme Kalenji) est une structure en TPU qui augmente la restitution d’énergie, cette pièce part de l’arrière de la semelle jusqu’à l’avant du pied. » Au niveau de la semelle extérieure, la structure a été pensée pour favoriser l’accroche au sol et l’adhérence dans toutes les conditions (sur route).

Sur le terrain

D’un point de vue esthétique, je les trouve assez réussies, aux couleurs près. Chacun ses goûts.

J’avais prévu de tester la Kiprun comp en course à l’occasion des 10 kilomètres l’Equipe en juin dernier. Une blessure au pied a contrarié mes plans. J’aurais souhaité également emmener la chaussure sur une sortie d’1 heure 30 à 2 heures mais j’ai préféré avoir recours à des chaussures plus amorties pour ma reprise. De manière générale je suis un coureur fortement attiré par les chaussures légères et dynamiques. Il n’est pas impossible si j’en avais eu l’occasion que la Kiprun comp, concurrente directe de l’adizero adios d’adidas, ait fait partie de ma short list pour le dernier marathon de Paris.

Au premier abord (footing d’échauffement), je trouve la kiprun comp confortable. Je suis un peu inquiet de tout l’espace dont bénéficie mon pied à l’avant du chausson et reste un peu perturbé par ces 12mm de drop. Et j’ai la sensation immédiate que cette chaussure n’attend qu’une chose : que j’accélère.

Récemment mis à jour

J’ai surtout effectué un travail d’intervalles (court, long, côtes) qui m’a permis de constater sur le terrain que le concept de dynamisme Kalenji de la semelle fonctionnait bien. J’ai retrouvé des sensations proches de celles que je connaissais avec mes adios même si à pointure égale mon pied a eu tendance à trop bouger et à se retrouver exposé aux échauffements que je redoute à chaque fois que je chausse un nouveau modèle. Une demi-pointure de moins aurait peut être supprimer ce problème. Mais j’attends encore de tester la kiprun comp sur « du long » où le pied a parfois besoin de prendre ses aises dans la chaussure. J’ai trouvé l’adhérence correcte sur les types de terrain rencontrés.

Si d’aucuns affirment que son prix (79,95€) constitue un atout majeur, je pense que de nos jours avec les multiples possibilités et sites web marchands spécialisés dans le running, il n’est jamais très difficile de trouver les modèles concurrents des marques plus réputées (fin de série, solde, site à l’étranger), plus chers à la base, à un prix voisin. Je salue néanmoins cette politique de prix qui rend la kiprun comp accessible au plus grand nombre.

En conclusion, il est évident que cette Kalenji Kiprun Comp, qui va encore certainement nous surprendre dans ses évolutions futures, est dotée de qualités indéniables que j’espère valider très bientôt en course et lors de sorties un peu plus longues.

Sa fiche technique sur le site de Kalenji Running est ici :

http://www.kalenji-running.com/fr-FR/kiprun-comp-8238064

5 réflexions sur “Kalenji Kiprun Comp, une chaussure de champion

  1. Vivement que tu puisses leur rentrer un peu dedans ;)
    Et je suis d’accord avec toi sur le tarif. « prix catalogue » c’est pas cher, mais les mécaniques de promotions, soldes, réduc sur le modèle de l’année précédente (où seule la couleur change) change vraiment la donne…

    Mais ça reste une bonne chaussure qui va vite !

  2. Chaussures essayées en temps que ‘premières rouleuses’. Plutôt habitué aux chaussures de raid/trail (Salomon XA Pro Ultra 2), je me suis vite rendu compte que le bitume allait les tuer. Donc, hésitant à dépenser trop mais voulant tout de même de la qualité, j’ai tenté ces Kiprun Comp après les avoir bien ‘senties’ en magasin.
    Le confort est plutôt sommaire comparé à mes anciennes, mais est-ce comparable ? Le poids est négligeable, et je trouve qu’on sent bien cette sensation de dynamisme en fin de foulée.
    Reste que chaque sortie spécifique me donne des courbatures aux mollets. Une raison ? Le manque d’amorti peut-être ! La toebox semble un peu large au démarrage, mais devient sûrement un atout lors de sorties longues. Le laçage est facile et ne se défait aucunement, même sans double-noeud.
    Utilisées une fois en course pour le Paris-Versailles, elles m’ont permis de faire une bonne course avec de bonnes sensations.
    Tout cela n’engage que moi, et il faut juste passer la barrière psy du ‘et si je pouvais trouver du matos pas trop mal chez décat ?’. Chose que j’ai eu du mal à faire…

    1. Merci pour ton commentaire. C’est étonnant pour les courbatures, surtout si tu n’as rien changé à ta foulée. Le drop de la comp est très « classique ». Concernant l’usure, je trouve qu’elles s’en sortent plutôt bien. J’ai pour habitude d’abimer rapidement la semelle extérieure sur l’avant. Le confort est certes plus sommaire que de coutume mais ses qualités sont ailleurs, tu l’as bien compris :)

      1. pas si étonnant pour moi.
        Il y a un tel écart entre l’avant (fin, peu amorti pour utiliser le dynamisme et la puissance (relative…) du pied) et l’arrière (très épais, presque trop mou) quelle force presque à se pencher en avant, à attaquer et à aller vite :)

        Si tu te prends au jeu, tu bascules ton corps en avant et il y a des chances pour que la foulée se porte plus sur le milieu / avant du pied, ce qui va plus solliciter les mollets pour restituer de l’énergie tel un élastique. Mais il vont se muscler ;)

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