Un week-end à Toulouse avec Isostar, part II

team_isostarEt si la course à pied était un sport collectif ? La punchline interrogative de GoodPeopleRun n’a jamais été autant d’actualité que dimanche matin lorsque le « team blogueurs » parrainé par Isostar a pris le départ du marathon relais de Toulouse. Pour cette grande première j’ai découvert avec un plaisir intense comment la dimension collective de la course à pied pouvait me transcender et me faire oublier ma cabriole involontaire au départ de la course. 

La veille de la course, en fin d’après-midi, nous débarquons sur la place du capitole qui héberge pour quelques jours le village du marathon de Toulouse. Au moment de retirer les dossards, j’ai deux certitudes. La première : je vais participer au championnat de France de marathon ! Pardonnez-moi l’abus de langage. Le marathon de Toulouse 2013 est en réalité le théâtre des championnats de France pour tous les marathoniens qui ont décroché leur qualification dans leur catégorie. La seconde : sauf accident je vais courir un marathon en moins de 3 heures ! Second abus de langage puisque nous allons devoir nous y mettre à quatre !

Sur le village nous retrouvons Jean-Christophe, la moitié de BabaOrun venu disputer le championnat avec son club de Malakoff. Je croise également et pour la première fois Bertrand, le régional de l’étape qui sera lui aussi au départ du marathon. Le soleil est au rendez-vous, le marathon s’annonce pénible. Mais l’ambiance est détendue. Le dîner en terrasse est l’occasion pour notre petite équipe de parler stratégie et de s’adonner au jeu du pronostic. Avec quel temps allons-nous boucler ce marathon ? A quelle place ? 

salvio_jc_jahom

Salvio, JC et moi

Le principe de ce marathon relais est assez simple : Quatre coureurs, trois relais à effectuer. On décide que je prendrai le départ, pour 10.8 kilomètres à travers Toulouse avant de transmettre le relais à Jean-Pierre qui mettra Salvio sur orbite pour une petite promenade en rase campagne avant de retrouver Emmanuel qui ramènera l’équipe à quelques encablures du Capitole  pour un dernier kilomètre collectif jusqu’à la ligne d’arrivée.

Le départ de la course est donné tout près du stadium municipal sur l’île du grand Ramier. Il y a plus de 500 équipes présentes sur cette variante du marathon qui prend son envol une heure trente après la « course classique ». Il est 10h15, soit 11h15 heure d’été lorsque le starter libère les coureurs. Autant dire que la température a déjà eu le temps de grimper. J’ai une pensée pour Jean-Christophe qui a déjà passé le cap du semi-marathon. Bizarrement je ressens un stress étonnant. Est-ce parce que je cours pour une équipe ? Est-ce parce que je sais déjà que trente mètres après le départ je vais me retrouver les quatre fers en l’air et la tête qui cogne sur le bitume ?

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Le phénomène n’est donc pas que parisien. A Toulouse aussi des coureurs qui s’apprêtent à partir à vitesse modérée s’appliquent à se poster en première ligne sans se douter qu’ils vont gêner quelque peu… Le temps d’accrocher le pied de l’un d’entre eux en me faufilant sur la gauche de la chaussée m’a paru durer une éternité. Pourtant tout est allé très vite et ma hanche droite est venue percuter lourdement le bitume (j’ai encore mal à l’heure d’écrire ces quelques lignes).

Je me suis relevé aussi vite que je suis tombé mais le mal était fait et j’ai dû fournir un effort violent pour rattraper les précieuses secondes perdues. Tellement violent que c’est toute ma gestion de course qui s’en est trouvée perturbée. J’ai ainsi couvert les trois premiers kilomètres à plus de 16 km/h avant d’être encouragé par Emmanuel qui m’annonce que je suis autour de la dixième place. Je réussis par la suite à passer encore un coureur avant de commencer à coincer progressivement à partir du 7ème kilomètre, au moment où deux filles reviennent sur moi. Une licenciée du club de Balma et une athlète qui ressemble étrangement à Sophie Duarte (c’était bien elle). Si j’arrive à contenir la première et même à reprendre un peu de distance avant de passer mon relais, je suis littéralement déposé par la seconde que je vois disparaitre assez rapidement loin devant… Je passe donc le relais à JP autour de la 9ème place mais je sais que notre équipe homogène va réussir à grappiller quelques places.

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A cet instant J’ai environ deux heures devant moi avant de retrouver mes trois compères place du Salin pour la parade finale vers le capitole. Je trottine vers le métro et moins de trente minutes plus tard j’en ressors sur la partie finale du parcours à moins de deux kilomètres de l’arrivée. Après un rapide calcul je réalise que j’ai une chance de voir passer JC au 41ème kilomètre. Il fait chaud, le spectacle de ces athlètes au bout de l’effort est saisissant. Quand je vois JC arriver je lui crie quelques timides encouragements. Je sais qu’il a passé une semaine difficile et que malgré une préparation exemplaire il n’est pas à 100%. Il se bat pour aller au bout et terminera en 2h47’37 »

La dimension collective de ce relais prend tout son sens quand les équipes piaffent d’impatience en attendant le dernier relayeur. L’excitation est à son comble. La première équipe est intouchable. Un peu plus loin, Emmanuel débouche en 6ème position ! Il reste à peine plus de mille mètres à parcourir en slalomant au milieu des marathoniens qui bouclent leur périple en 4h15′ environ. Nous nous adaptons à l’allure d’Emmanuel qui vient de fournir un effort intense et paradons fièrement jusqu’à la ligne d’arrivée que nous franchissons en 2h48’09 » en préservant notre 6ème place, très satisfaits.

Je boitille mais j’oublie la douleur et savoure cette belle expérience qui conclue un week-end riche en émotions. Je me souviendrai longtemps de ma première rencontre avec Toulouse.

2 réflexions sur “Un week-end à Toulouse avec Isostar, part II

  1. Ça donne envie d’être à dimanche pour remettre le couvert et que je me joigne au festin.
    En plus on restera groupé cette fois ci car les relais se font au même point !

  2. Pas génial cette cabriole. J’espère que ca va tout de même mieux et que ca ne te gêne plus pour courir.
    En tout cas, sympa cette course en relais, ca devait être stressant!!
    On remet ça dimanche?

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