Ekiden de Paris, une première réussie

ekiden_parisIl y a quelques semaines, lorsque la fédération française d’athlétisme a communiqué sur la tenue d’un « pseudo-ekiden » en plein centre de Paris pour le week-end de la toussaint, je me suis demandé si la course allait trouver son public. Avec 300 équipes environ à l’arrivée de la course et une organisation quasi-irréprochable pour ce que j’ai pu en voir, je suis prêt à affirmer que cette épreuve en devenir a de beaux jours devant elle.

Un ekiden est une épreuve d’origine japonaise qui consiste en un marathon relais couru par 6 athlètes qui se partagent la distance de la manière suivante :  5 / 10 / 5 / 10 / 5 / 7.195 km. Pour cette première édition de l’ekiden de Paris, deux formules sont proposées : La course à 4 coureurs (10.5 / 10.5 / 10.5 / 10.695 km) et la course à 6 coureurs ( 5.25 / 10.5 / 5.25 / 10.5 / 5.25 / 5.445 km). C’est sur la première qu’un équipe estampillée Runnosphère composée JC le demi BabaOrun, Greg-Runner, Salvio (Je cours Paris) et moi-même décide de s’aligner.

Comme à Toulouse la semaine dernière je suis désigné pour lancer l’équipe en prenant le départ ! Je n’y vois aucun inconvénient même si ma chute du dimanche précédent a laissé quelques traces tant physiques que mentales, m’obligeant même à une semaine quasi blanche en matière d’entrainement. Je décide de faire de ce nouveau départ l’occasion rêvée de reprendre confiance avec ces moments intenses où il faut parfois jouer des coudes pour s’imposer.

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Ekiden de Paris – le parcours

Le parcours consiste en une boucle d’environ cinq kilomètres sur la voie Georges Pompidou à couvrir deux fois par coureur. Le départ a lieu au pied de l’hôtel de ville en amont des quais. Il s’agit donc de descendre pour effectuer les deux boucles avant de remonter pour transmettre le témoin au coureur suivant. Six virages en épingle à cheveux, deux rampes montantes en sortie de tunnel, deux montées vers l’hôtel de ville et un vent vicieux parfois assez gênant jalonnent un parcours plat et globalement roulant.

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Un départ prudent

Dès le départ donné, je me retrouve assez loin derrière la tête de course emmenée à un rythme très élevé par l’équipe nationale du Japon, invitée exceptionnelle sur l’événement. Je navigue autour de la 25ème voire de la 30ème place. Je ne m’affole pas, je sais que les coureurs des équipes de 6 partent pour une seule boucle et adoptent logiquement une allure plus élevée. Rapidement je double plusieurs coureurs partis en surrégime. Au bout de trois kilomètres les positions se stabilisent et je me retrouve isolé autour de la vingtième place. Les sensations sont très bonnes. Les virages en épingle permettent d’apprécier efficacement le retard sur le coureur qui précède et l’avance sur celui qui suit. Je reçois énormément d’encouragements au premier passage sur la ligne à la fin de la première boucle. Mes amis de photorunning eux-mêmes, Emma, Fred, David et Richard, tout en effectuant leur travail, ne sont pas avares et poussent de la voix ! Je croise même Jean-Pierre à deux reprises et nous nous encourageons mutuellement.

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Je m’applique sur la seconde boucle à maintenir une allure correcte tout en contrôlant la place à laquelle j’évolue. Sur le retour vers l’hôtel de ville je reprends deux ou trois coureurs qui coincent face au vent. Un dernier effort pour remonter sur le parvis et je passe le témoin à Greg en bouclant ces 10.5 km en 40’11 » à la 16ème place en espérant que beaucoup d’équipes devant moi ont placé leur coureur le plus rapide au départ. Ce qui n’est pas notre cas. Notre équipe est relativement homogène mais je sais que mes trois acolytes peuvent être plus rapides que moi.

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Je m’empresse alors d’enfiler mon costume de supporter pour porter les copains à chaque fois que c’est possible. Au passage sur la ligne, du haut d’un pont…Greg avale sa part de travail dans un temps similaire au mien. Il passe le témoin à Jean-Christophe, en pleine récupération de son championnat de France de marathon de Toulouse de la semaine précédente et qui a néanmoins accepté sans hésiter de venir nous prêter main forte sur cet ekiden. Le temps de trouver une vitesse de croisière acceptable pour une reprise, et JC remonte l’équipe vers le haut du classement. Difficile d’y voir clair dans cet entrelacs de coureurs disséminés sur le parcours mais un top 5 semble se profiler à cet instant de la course !

Lorsque Salvio récupère le témoin, nous pensons flirter avec le podium. Devant, l’équipe japonaise qui terminera la course en 2h15′ est intouchable ! Salvio n’est pas au sommet de sa forme mais effectue un travail remarquable pour maintenir une position chèrement acquise. Nous filons sur la ligne d’arrivée pour l’accueillir en comptant fébrilement les arrivées des relais à 4. Malheureusement une équipe de trop termine devant nous et nous condamne à la quatrième place des relais à 4, et la dixième place au classement scratch global. Une légère déception vite effacée par ces 2h41′ de travail d’équipe et de cohésion fantastique.

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© Philippe Thuret – thepinkrunner.fr

Et si la course à pied était un sport collectif ?

Les résultats complets de la course

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