Triathlète d’un jour…

Il y a les partisans du moindre effort. Et puis il y les amoureux du triple effort. Les triathlètes sont ces héros des temps modernes qui compilent trois sports en un et qui aiment se tatouer leur numéro de dossard sur le corps.

J’ai pu en approcher quelques uns de très près dimanche à l’occasion du triathlon wattbike du pré saint-gervais auquel j’ai participé pour m’amuser en ce début d’année où je laisse libre cours à mes envies, dans un calendrier qui se remplit au fil des jours.

C’est en voisin que je me suis rendu à la piscine du pré saint-gervais puisqu’il m’a suffi d’enfourcher mon vélo, de pédaler à peine dix minutes, de franchir le boulevard périphérique pour arriver sur les lieux de la première édition de ce wattbike triathlon que j’annonçais la semaine dernière. Pour ce triathlon hivernal, la piscine fait office de véritable centre névralgique où se regroupent la petite centaine de concurrents qui arrivent au fur et à mesure que les vagues de 12 participants prennent le départ de l’épreuve de natation dans le bassin de vingt cinq mètres.

l’EPPG Triathlon, le club organisateur, a réuni plusieurs dizaines de bénévoles pour encadrer la course. Plusieurs arbitres officiels sont également présents pour veiller au bon déroulement de ce triathlon au format ultra court. Je découvre une discipline ultra règlementée. Parmi les bénévoles je retrouve Salvio, licencié à l’EPPG, triathlète émérite et à l’origine de ma participation.

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Je suis programmé dans la deuxième vague et assiste avec grande attention au départ de la première. Je suis impressionné de penser que dans moins de trente minutes ce sera mon tour. Avant la course je fais la rencontre de Copsté , ce grand gaillard, multiple ironman dont je suis les aventures sur la toile. Je me sens petit.

Dès que les concurrents de la première vague ont sauté de leur wattbike pour aller courir dehors, ceux de la deuxième assistent au briefing d’avant course. La tension monte. J’essaie de rester détendu mais je suis un peu stressé par les 300 mètres de natation qui m’attendent. J’en nage 50 en guise d’échauffement et puis il est enfin l’heure de me placer aux côtés de mes 2 compagnons de ligne d’eau. L’un d’entre eux me demande si je nage vite. Je ne sais pas quoi répondre à celui qui me prendra 50 mètres pendant la course…

J’essaie de nager mon meilleur crawl mais je ne suis pas aussi détendu dans ma gestuelle que j’aurais aimé. Je sors de la piscine après 5’38 » d’effort. 10″ de séchage statique sont imposées. Je n’ai pas la lucidité d’observer le nombre de concurrents qui ont enfourché leur wattbike. Je suis plus occupé à enfiler mon tee-shirt, mon cuissard et à lacer mes chaussures de running tandis que les vrais triathlètes ont juste à éponger gentiment leur combinaison trifonction, qui comme son nom l’indique fait office de tenue pour les 3 disciplines, et à sauter dans des chaussures au système de laçage conçu pour l’exercice. Je découvre les joies de la transition.

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Je suis d’emblée plus à l’aise au moulinage de jambes qu’au moulinage de bras. Je trouve rapidement mon rythme de croisière en flirtant avec les 100 tours de pédalier par minute. Il y a 7 kilomètres à boucler. Mon ange gardien, c’est l’expression consacrée pour désigner le bénévole qui est là pour me donner quelques infos et des encouragements, remplit son rôle à merveille.
Les cuisses chauffent mais je ne faiblis pas. Les deux derniers kilomètres sont éprouvants mais je prends du plaisir à appuyer sur les pédales sans me douter de ce qui m’attend. J’ai besoin de 10’26 » pour venir à bout des 7 kilomètres. C’est plus que satisfaisant, les meilleurs mettent à peine plus d’une minute de moins.

La deuxième transition s’avère nettement moins compliquée que la première puisqu’elle consiste simplement à pivoter sur la selle du vélo, à sauter à terre et à détaler le plus vite possible vers le circuit de course à pied. Si la théorie est simplissime, en pratique cette transition s’avère assez déstabilisante pour un non initié. Je ne reconnais plus ma foulée, mes cuisses ont grand peine à me porter efficacement et il leur faut plusieurs centaines de mètres pour retrouver leur esprit. Le départ en faux plat montant ne leur facilite pas la tâche !
Tant bien que mal je rattrape un concurrent que j’avais en point de mire dès la descente de vélo et le dépasse dans les 500 derniers mètres. Il me faut tout de même 9’39 » pour en finir avec ces 2 petits kilomètres sur un circuit plein de relances très exigeantes. Un chrono décevant sur la partie où je pensais être plus à mon avantage. Les dégâts de l’effort fourni sur le wattbike sont impitoyables.

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Je termine à la 4ème place de ma vague. Je suis crédité d’un temps total de 25’43 » qui me place à la 34ème place sur 88 « finishers », toutes catégories confondues. Je suis 4ème V1 à moins de 20″ du 2ème. Une performance qui me vaudra une qualification pour la finale de l’après-midi alors que je suis déjà rentré bien au chaud à la maison.
La grande finale est remportée quant à elle par un triathlète d’Issy-les-moulineaux en moins de 21 minutes. Copsté arrache une belle 6ème place.

Je repars toutefois avec ce que j’étais venu chercher, un beau moment de sport partagé dans la convivialité. Et je ne suis pas à l’abri d’une seconde participation en 2015 !

11 réflexions sur “Triathlète d’un jour…

  1. Philippe, ton chrono de « 9’39″ pour en finir avec ces 2 petits kilomètres » n’est pas tout à fait ça. Ton temps de 9’39 » prend en compte ta CAP sur 2km plus ton temps de T1, transition natation -> vélo où tu manques encore d’expérience. Intérieurement tu peux donc te dire que tu as finalement bien couru :-)

    1. Ah merci pour ces précisions importantes Jean-Marc :) ! J’ai tout à apprendre, même la lecture des résultats. J’ai donc un chrono sur la càp plus conforme à mes sensations sur la deuxième boucle.

  2. Ah la transition ! C’est la joie renouvelée de découvrir de nouvelle sensations, les jambes qui répondent plus. J’espère que tu as apprécié. Fait attention une fois qu’on a essayé on a envie d’aller plus loin. Le triathlon c’est une ambiance particulière, je trouve ça très convivial effectivement.

  3. Le triathlon, y’a rien de meilleur ! C’est pour moi le sport ultime pour le dépassement de soi. Fais attention si le virus t’a piqué tu ne pourras y résister. ;)

    Mais c’est vrai que c’est beaucoup de temps à investir (ainsi que de l’argent).

    Belle course en passant !

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