Semi-marathon de Bullion 2014

affiche_bullionJe m’approche doucement mais sûrement de mon dixième semi-marathon. Cette distance m’inspire. L’effort est moins violent que sur une course de dix kilomètres et moins éreintant que sur un marathon.

Hier matin les cinq derniers kilomètres du semi-marathon de Bullion ont été pénibles mais je m’y attendais. Le manque de préparation spécifique se paie forcément à un moment ou à un autre. Mais ce retour sur le bitume après mes aventures sur les sentiers des monts du lyonnais ou sur ceux de la forêt de Montmorency et  ma récente découverte du triathlon indoor fait rudement plaisir.

Il fait aussi office de parfait galop d’essai avant le semi-marathon de Paris du 2 mars prochain.

Bullion est un sympathique village de moins de 2000 âmes, situé au sud de la vallée de Chevreuse, pas très loin de Saint-Arnoult en Yvelines que tout le monde connaît pour sa célèbre barrière de péage. Une région que je connais comme ma poche pour l’avoir sillonnée en long, large et travers au cours de mes années vélo, à une époque où j’ignorais totalement que je deviendrais un coureur… à pied. Grâce à Salvio qui a jeté son dévolu sur ce semi-marathon dans le cadre de sa préparation aujourd’hui avortée pour le marathon de Barcelone, je décide de prendre part moi aussi à cette course.

Pour diverses raisons, mes séances d’entrainement (si on peut encore les appeler ainsi) de ce début d’année manquent cruellement de structure. En prenant la route vers Bullion, j’ai le sentiment de partir dans l’inconnu. Je ne fais aucun pronostic et Salvio, en délicatesse avec un ischio, reste également sur ses gardes. Sur place, l’ambiance est bonne enfant. L’organisation prévient les coureurs par voie d’affichage qu’elle n’a pas de tee-shirt à leur offrir mais de la convivialité et de la bonne humeur, c’est qui est largement aussi bien ! Dans l’attente d’un départ qui prend du retard, le soleil vient nous réchauffer de quelques rayons. Sans pression aucune je m’apprête à vivre un bon moment sur des routes que je redécouvre à pied.

jahom_salvio

Les 500 premiers mètres de course consistent en un faux-plat montant qui nous évite de prendre un départ trop audacieux. Les deux kilomètres de faux plat-descendant qui suivent sont l’occasion de digérer parfaitement l’effort consenti en début de course. Le peloton de plus de 1000 coureurs s’étire rapidement. J’adopte un bon rythme de croisière autour de 15 km/h en me calant prudemment dans un petit groupe.
Salvio, victime de très mauvaises sensations me laisse partir devant. Je me sens étonnamment bien alors que je n’ai pas couru à ces allures depuis des semaines ! Mais je sais la suite du parcours assez exigeante et je préfère ne pas m’emballer. Entre le kilomètre 5 et le kilomètre 10 nous attendent un long faux plat montant de mille mètres puis une vraie côte. Au total ce parcours cumule plus de 150 mètres de dénivelé positif contre un peu moins de 100 pour le semi-marathon de Paris par exemple.

profil

Les 10 premiers kilomètres sont couverts en un peu plus de 41 minutes. La côte a été éprouvante mais je relance correctement sur cette longue ligne droite de 2 kilomètres en pleine forêt qui nous emmène vers le centre technique national de nos footballeurs préférés, à Clairefontaine. Le parcours contourne la résidence de l’équipe de France puis redescend abruptement sur plusieurs centaines de mètres. La descente se poursuit par un long faux-plat descendant bienvenu à partir du 15ème kilomètre.
J’évolue toujours de façon très régulière autour de 15km/h mais avec beaucoup moins d’aisance que quelques kilomètres plus tôt.
Quelques coureurs reviennent sur mes talons. Je reconnais des concurrents qui m’accompagnaient au début de la course. Un petit groupe se forme, c’est bon pour le moral. A 2 kilomètres de l’arrivée et quelques encablures de Bullion, un léger faux plat assassin m’oblige à puiser dans mes dernières ressources.
A peine plus de 40 minutes ont été nécessaires du 10ème au 20ème kilomètre. Je réalise une course très régulière et boucle ce semi-marathon en 1h26’22 » à la 65ème place (26ème chez les V1). J’ai à peine le temps de reprendre mes esprits que Salvio a déjà franchi la ligne d’arrivée après une deuxième partie de course canon ! Le podium se joue entre costauds, en moins d’1h15′.

Assez loin de mon record sur la distance, ce chrono constitue tout de même une belle satisfaction dans le contexte actuel. 2014 ne sera pas l’année des records mais elle s’annonce d’ores et déjà comme une belle année remplie de plaisirs divers et variés !

13 réflexions sur “Semi-marathon de Bullion 2014

  1. Faut avouer que tu as placé la barre assez haut avec ton chrono de 1h22 sur semi. Pas évident de battre ce record sans un entraînement dédié. De plus, ce n’était que l’anti-chambre de ton prochain marathon. Et ça reste un joli chrono.

    1. Merci Daddy. Je suis à l’arrêt depuis vendredi et le trou dans la chaussée rencontré par mon pied mais ça devrait le faire pour dimanche. J’essaierai de retrouver la tom tom team ;)

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