Suunto Ambit 2R, l’ambitieuse

Suunto_Ambit_2RJ’ai longtemps porté des montres. J’ignore pourquoi. Par réflexe peut être, par mimétisme sûrement. Sans doute aussi pour connaître l’heure sans avoir besoin de lever les yeux pour vérifier la position du soleil dans le ciel. Au collège je ne jurais que par le plastique de Swatch. Plus tard, pour mon passage à la majorité, je me suis fait offrir une Sector, bleue, avec un bracelet en peau de requin et un tachymètre doré qui ne m’a jamais servi à rien. La montre était devenue accessoire. J’aimais m’en servir pour donner l’heure avec classe et distinction en prenant tout le temps nécessaire pour laisser admirer l’objet. Et puis du jour au lendemain j’ai décidé de laisser respirer mon poignet, sans même avoir eu le temps (ni l’argent) de le punir en lui faisant porter une Rolex. Si on m’avait dit à cette époque que je recommencerais à porter une montre au poignet pour aller courir, j’aurais trouvé l’idée bien saugrenue !

Elle est néanmoins devenue plus que la réalité puisque depuis 4 années environ que je cours équipé d’une montre GPS, je suis devenu quasi esclave de cette technologie. Au fil du temps et de ma progression il m’est devenu impossible ou presque de courir sans connaitre cette foutue allure ! Pour autant je ne suis pas devenu expert du marché de la montre GPS. Fidèle depuis mes débuts à ma Garmin ForeRunner 405 qui m’a rendu de très loyaux services et que j’ai accompagné doucement ces derniers mois vers la fin de sa vie, je me retrouve aujourd’hui un peu démuni face à l’offre pléthorique des marques qui se font la guerre sur un marché au potentiel économique juteux à souhait.
En photo il y a Nikon et Canon. En course à pied il y a Garmin et Suunto. Mais il faut aussi compter sur Polar qui a sorti récemment un beau produit et dans une moindre mesure sur Tom Tom qui est un peu à la traine. Garmin est réputé pour ses systèmes de navigation GPS qui lui confèrent une solide image de marque tandis que Suunto est connotée trail running depuis qu’elle équipe le dieu vivant de la discipline, j’ai nommé Kilian Jornet pour les incultes.

En me faisant prêter pour quelques semaines une Suunto Ambit 2R par la marque finlandaise, j’espérais y voir plus clair sur mes futures ambit-ions d’acquisition. Ce modèle apparu sur le marché en mars dernier était annoncé comme « la montre GPS pour les coureurs ». Ce qui tombe plutôt bien puisque j’avais précisément l’intention de courir avec… J’étais toutefois un peu intimidé de devoir apprivoiser ce nouveau jouet et rompre avec certaines habitudes déjà bien enracinées.

Suunto_Ambit_2R_2

Pourtant la prise de contact s’est avérée évidente. L’objet est réussi et je porterais aisément cette montre au poignet quotidiennement si j’avais encore 18 ans. Aujourd’hui je me sens encombré mais c’est très personnel. Les deux autres très bonnes surprises que j’ai eues résident dans l’autonomie et la vitesse d’acquisition des satellites. Un vrai luxe. Mais avec une montre vieillissante comme point de comparaison, il n’y a là rien de très significatif.

Sachez d’emblée que cette montre fait courir très vite puisqu’elle a enregistré récemment mon nouveau record sur 10 kilomètres ! Plus sérieusement, j’ai très rapidement adopté son affichage fluide très lisible et trouvé le changement d’écran pendant la course relativement aisé. J’ai trouvé la ceinture cardio particulièrement confortable et prompte à se faire oublier.

suunto

(c) Jordi Saragossa

À chaque retour de séance, le transfert des données enregistrées sur la plateforme dédiée baptisée movescount s’effectue très facilement en reliant la montre à l’ordinateur au moyen du câble fourni. J’émets au passage un petit bémol quant à cette sorte de pince crocodile qui doit être positionnée précisément sous peine de ne pas réussir à établir de contact. Tout en se déchargeant de ses données, qui restent stockées dans le journal des exercices de la montre, celle-ci recharge sa batterie. Movescount est un site sobre et plutôt classieux mais que je trouve assez peu ergonomique malgré ses rubriques repliables tant il faut scroller pour naviguer dans les données. Par ailleurs lorsque le pointeur du trackpad de mon MacBook Air se retrouve dans la carte google maps, c’est le zoom qui s’active et je suis à chaque fois agacé de devoir m’y reprendre à deux fois pour continuer l’exploration de ma séance. Ce que j’identifie à mes yeux comme des défauts de Movescount, qui par nature est appelé à évoluer, n’entâche évidemment en rien la qualité de la montre.

Je n’ai pas eu le besoin ni la réelle envie durant ces quelques semaines et du fait de mon mode de fonctionnement actuel à l’entrainement, de m’astreindre à programmer des séances d’intervalles. Sachez toutefois que cela reste possible et il vous suffira de prendre connaissance de cet article de Julien pour vous en convaincre.

En conclusion, j’ai passé de très bons moments à courir avec cette montre au poignet, qui mériterait un test plus approfondi comme DC Rainmaker sait si bien les faire ! À 300 euros l’Ambit 2R est une alternative parfaite aux modèles très (parfois trop) haut de gamme.

Notez que Suunto vient d’annoncer (pour mon anniversaire) la sortie à la rentrée de l’Ambit 3. À lire le sentiment de l’ami Damien, les nouveautés s’annoncent prometteuses. Voilà qui vient un peu plus me perturber dans le choix que je vais avoir à faire très bientôt !

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