Paris Versailles 2014, à l’arraché

Dossard_PV_2014Paris Versailles est LA classique parisienne de rentrée par excellence. La 37ème édition qui s’est déroulée hier sous un franc soleil a tenu toutes ses promesses. Cette course est l’occasion de s’assurer pour certains qu’un été paresseux n’a pas laissé trop de traces et pour d’autres celle de vérifier au contraire que le travail fourni pendant l’été a porté ses fruits.

Cette année je me classe dans cette dernière catégorie malgré une cheville sortie endolorie d’un trou rencontré sur un trottoir en travaux quelques jours plus tôt. Après une première prise de contact en 2011, je reviens en 2014 avec le ferme espoir d’améliorer mon record sur cette distance et ce profil atypiques. 

L’édition 2014 de Paris Versailles a commencé dès le vendredi. Dans le cadre du « partenariat » historique mis en place entre la Runnosphère et l’organisation de la course depuis 2011, je participe ce jour là, en tant que bénévole, à la remise des dossards à quelques uns des 25 000 participants de la course qui affiche complet depuis la fin du mois de juin ! Une journée longue et éreintante mais une expérience qui vaut la peine d’être vécue !
La fatigue accumulée à cette occasion est bien vite oubliée et lorsque je me retrouve dimanche matin sur le stade Émile Anthoine, c’est l’excitation de participer à un tel événement qui prend le dessus. Elle génère même un peu de stress, finalement positif. Dans le sas préférentiel je retrouve Salvio, mon compère de toujours, et quelques autres membres de la Runnosphère venus participer à la fête.

À 10 heures, c’est Teddy Riner, immense champion, dans tous les sens du terme, et athlète de la marque adidas partenaire de la course, qui lâche les athlètes élite à l’assaut des quais de Seine en direction d’Issy-les-Moulineaux. Le plateau n’est pas exceptionnel. Côté français on note la présence d’un Benjamin Malaty en petite forme qui n’ira d’ailleurs malheureusement pas jusqu’à Versailles. Devant les athlètes africains ne sont pas là pour plaisanter.

source wikipedia

source wikipedia

La vague de coureurs « préférentiels » s’envole quelques dizaines de secondes plus tard. Les 6 premiers kilomètres de course sont particulièrement roulants. Ils nous emmènent vers la célèbre côte des gardes, longue de 2 kilomètres. La seconde partie de course est faite de descentes, de faux plats et d’une petite montée presque anodine mais qui peut faire office de mur lorsque la fatigue a déjà fait son oeuvre. Depuis quelques jours Salvio est amoindri par une côte fêlée et n’est pas sûr de pouvoir tenir une allure qui s’avère élevée dès le départ. Les 5 premiers kilomètres sont courus à près de 16 km/h sans encombre particulier si ce n’est une pause éclair pour refaire un lacet mal ficelé quelques hectomètres avant l’ascension et peu de temps après avoir dépassé Agnès Hervé (qui finira 2 minutes derrière moi) avec laquelle j’échange quelques encouragements.

La côte des gardes a ceci de particulier qu’elle surprend toujours, même lorsqu’on l’a escaladée à maintes reprises, à pied ou à vélo. Ses premières rampes aux pourcentages exigeants vous font savoir d’emblée à quoi vont ressembler les 2 kilomètres qui suivent. En l’occurrence, j’éprouve des sensations très moyennes. Salvio décroche doucement par l’arrière. Sans m’affoler, je monte au train, prend mon mal et ma douleur en patience et adopte une allure qui doit me permettre de relancer correctement une fois le sommet passé. Je suis même suffisamment lucide pour repérer Giao, posté à 100 mètres du sommet dans son costume de photographe et adresser une petite facétie à son objectif.

Coucou Giao !

Coucou Giao !

La digestion de ce plat de résistance gargantuesque ne se passe pas aussi bien que je l’espérais et je peine à relancer l’allure sur les 2 kilomètres de plat avant la descente. Celle-ci me permet enfin de retrouver une vitesse correcte. Il ne reste déjà plus que 4 kilomètres. La petite côte du cimetière brise mon élan et j’ai toutes les peines du monde à me relancer pour attaquer l’interminable avenue de Paris et ses 1500 mètres de faux plat montant qui nous mène vers la ligne d’arrivée. Je ressens une émotion particulière au moment de pénétrer dans la ville qui m’a vu naître. Je mets un point d’honneur à finir au sprint vers cette arche qui matérialise l’arrivée et qui se fait désirer. Je sais qu’un nouveau record est à ma portée mais j’ignore la marge dont je dispose tant les secondes qui s’écoulent ressemblent à des minutes.

J’améliore finalement cette référence de 2 minutes, à la seconde près. Salvio arrive 2 minutes plus tard toujours en lutte avec cette côte qui nous aura privés d’une belle course d’équipe. Dans le RER qui nous ramène vers Paris, un sms m’annonce un temps officieux de 1h06″12″, une 340ème place et un top 100 chez les V1. 

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5 réflexions sur “Paris Versailles 2014, à l’arraché

    1. Merci mais rassure toi, je me vois mal gagner plus que quelques dizaines de secondes au maximum sur ce type de parcours. Mais c’était marrant de voir sur la vidéo qu’en haut de la côte des gardes je ne suis pas si loin. La suite a été compliquée

    1. Merci, c’est vrai qu’avec un dossard sur le poitrail je mets toujours autant de gaz que je peux :) Je crois que ça m’a détendu de faire le pitre pour Giao à un moment très difficile de la course. J’attends de te lire maintenant ;)

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