20 kilomètres de Paris 2014, chronique d’un abandon non annoncé

game_overIl fallait bien que ça m’arrive et c’est ce matin que j’ai payé cash un énième départ trop rapide en course. Ma quatrième participation aux 20 kilomètres de Paris va vite se retrouver au rayon des mauvais souvenirs qui fort heureusement ne sont pas nombreux.

Dans les faits, j’ai bâché ou plus exactement j’ai discrètement mis la flèche après 13 kilomètres de course, le mental vidé de toute envie de poursuivre la route vers l’arrivée.

L’ambiance était pourtant détendue dans le sas préférentiel 1 à quelques minutes du départ en compagnie de Salvio, Pierre, Florent, Yann… Sans que ma motivation atteigne des sommets, j’étais pourtant prêt à m’élancer sur un parcours que j’affectionne.

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Malheureusement, je me suis rapidement rendu compte une fois le départ donné que les choses allaient être compliquées. C’est avec Pierre  que j’effectue les premiers kilomètres. À l’entrée du bois de Boulogne nous recevons les encouragements de Jean-Christophe, dans ses plus beaux habits de cycliste. L’allure est élevée et le restera jusqu’au virage serré en bas du pont de Suresnes. Nous n’avons parcouru que 6 kilomètres et je commence déjà à avoir du mal à suivre le rythme de Pierre. Dans le faux plat montant de l’avenue de l’hippodrome nous recroisons Jean-Christophe qui a le temps d’immortaliser le début de mes ennuis.

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(c) Babaorun

Mon allure commence à faiblir, j’ai du mal à maintenir une vitesse supérieure à 15 kilomètres par heure. Je suis repris par Salvio et Adrien peu de temps avant le passage sous l’arche des 10 kilomètres que je couvre en 38’25 » soit à peine plus de 30 secondes moins vite que mon record sur la distance. C’est suicidaire et je sais à cet instant que je n’irai pas au bout. Par facilité et pour des raisons pratiques j’ai déjà planifié d’arrêter entre le 13ème et le 14ème kilomètre pour qu’il ne me reste que la Seine à enjamber pour rejoindre l’arrivée. Quand la tête a décidé, les jambes n’ont plus le pouvoir de s’exprimer…

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Le parcours des 13 kilomètres de Paris

C’est empli d’un sentiment de culpabilité que j’assiste aux arrivées successives de mes amis qui réalisent de belles performances. En reconnaissant des coureurs qui finissent sous mes yeux en 1h16′ et avec lesquels j’ai évolué sur le début de la course, je suis conforté dans mon erreur d’être parti bien trop vite…

Bravo à tous ceux qui contrairement à moi ce matin ont eu les ressources pour aller au bout de cette belle course que j’ai l’intention de très vite oublier.

24 réflexions sur “20 kilomètres de Paris 2014, chronique d’un abandon non annoncé

    1. J’ai publié mon programme au début de la semaine. Je vais encore essayer de courir vite à l’Ekidende Paris et surtout je vais tout faire pour pas arrêter la saintélyon avant la ligne d’arrivée…

  1. Moi je trouve qu’il faut être couillu pour bâcher et regarder les potes passer la ligne… t’as de beaux états de service alors tu as bien fait laisser couler. On n’est pas des machines !
    allez, à bientôt.

  2. Ça fait du bien parfois une petite claque! J’ai tendance à partir trop vite en course aussi… Souvent ça passe… Mais je sais que je prendrais cette claque a un moment ou à un autre! :)

    1. Salut Romain, parce qu’en plus d’avoir perdu l’envie de continuer à me faire mal j’ai aussi perdu l’envie de courir tout court. Pas facile à expliquer, c’est la conjonction de plusieurs facteurs négatifs plus ou moins personnels qui m’ont poussé à prendre cette décision je crois.

  3. La course c’est comme l’équitation, il faut remonter directement en selle ;-) tu vas revenir et plus fort l’ami ;-) et c’est vrai que notre allure de départ était costaud !

  4. J’étais passé à côté de ce récit pour le moins surprenant! En effet quand la tête ne veut pas… Rien ne sert de pousser. Certains ont du faire une séchée tête en te voyant à l’arrivée en effet ;-)
    Bon rebond!

  5. Moi aussi j’aime pas le fait que t’aies pas terminé mais je peux comprendre que l’esprit plein de négativité, on ait envie de se tirer. Enfin, en partie pour ton cas puisque tu t’es quand même rendu à l’arrivée.
    Je ne suis pas sûr que tu sois adepte des fessées. La leçon sera bonne, c’est sûr.

  6. A oublier cette course ? Pas d’accord du tout. Au contraire tu devrais te poser la question : pourquoi ne pas être capable d’assumer une performance en deçà de ses attentes. Peur de quoi, peur de qui ? Tes fans t’attendaient avec des tomates à l’arrivée ? Donc plutôt un travail d’auto analyse je dirais plutôt…probablement bien plus riche d’enseignement pour toi.

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