Semi-marathon de Paris 2015, un record inattendu

L’année dernière j’avais confié l’histoire de ma relation intime avec le semi-marathon de Paris à Globe Runners qui m’avait invité à participer à la course. Au début de cette année j’étais presque désespéré à l’idée que ma romance ne se poursuive pas à l’occasion de la 23ème édition de cette belle épreuve. Mais c’était sans compter sur TomTom et sa désormais célèbre team que l’on m’a gentiment proposé de rejoindre. Comment refuser une telle opportunité ?

L’invitation qui malgré tout est arrivée assez tard, combinée à ma préparation pour les 80 kilomètres de l’éco-trail de Paris, m’a incité à ne pas me fixer d’objectif chronométrique pour ma sixième participation à cette course que j’affectionne tant.  Retrouver tant d’amis coureurs sur la ligne de départ d’une course n’est pas si courant et lorsque le soleil décide d’être lui aussi de la partie, la fête est totale !

Le week-end qui précède la course, je participe à une séance d’entrainement organisée par TomTom et dirigée par Frédéric Coelho. L’ambiance de travail est bon enfant. Les exercices de renforcement musculaire proposés sont ludiques.

tomtom

La pseudo-nouveauté de l’année est officialisée par ASO quelques semaines à peine avant la course. Le parcours tournera en sens inverse. S’ensuit un débat sur les réseaux sociaux quant à sa roulabilité (sic) . J’ai pour habitude de pratiquer toutes ces rues à l’entrainement, cette modification n’est pas pour me déplaire.

C’est paré de mes nouvelles couleurs pour l’occasion que je rejoins le sas préférentiel dans lequel je compte bien retrouver Greg. En attendant je discute avec Florent qui s’apprête sans le savoir à réaliser un petit exploit. J’aperçois beaucoup de têtes connues. Nous sommes très à l’étroit dans ce sas sous-dimensionné mais cela n’empêche pas Greg de se frayer un chemin jusqu’à moi.

greg_jahom

À 10 heures, Laura Flessel libère les 43.500 coureurs, sous un franc soleil. Ou plus exactement une partie des coureurs puisque les départs se font désormais par vague. Le vainqueur aura ainsi déjà franchi la ligne d’arrivée (en 1h00’12) lorsque les coureur les plus lents s’élanceront à leur tour pour plus de 2 heures des forts. Cela donne une idée de l’ampleur de l’événement…

Malgré la densité du peloton, la largeur de l’avenue Daumesnil permet d’évoluer dans de bonnes conditions sur les premiers hectomètres. D’emblée j’annonce à Greg que j’ai les jambes dures. Les 320 kilomètres courus au mois de février ne sont probablement pas étrangers à ces mauvaises sensations en trompe l’oeil. Je m’aperçois en effet assez vite que j’arrive sans trop de mal à maintenir une allure supérieure à 15 km/h.
Au premier passage sur la place de la Bastille je reçois les encouragements de Salvio et de son chien. J’aperçois aussi JC venu supporter sa team de choc. Les kilomètres défilent et je suis flashé au passage aux 10 kilomètres en 38’20 soit à moins de 30 secondes de ma meilleure performance sur cette distance. Sur le moment je n’ai pas cette information puisque je ne surveille pas ma montre et me laisse guider par mes sensations et le plaisir que j’éprouve.

jahom_SemiParis_2015

La seule réelle difficulté du parcours qui faisait figure d’épouvantail avant la course intervient au 14ème kilomètre. Contrairement aux années précédentes il nous faut remonter la rue de Charenton pour rejoindre le bois de Vincennes. Je lève à peine le pied, perd quatre ou cinq secondes dans l’histoire et passe aux 15 kilomètres en 58’10 (contre 58’35 en 2013).
Je commence à m’apercevoir que je suis dans les temps de ma meilleure performance, ce qui me déstabilise quelque peu. Je me contracte et commence bêtement à ressentir la pression du résultat. Les quatre kilomètres suivants sont les plus pénibles de la course. Le léger faux plat montant de l’avenue de Gravelles fait son effet. Heureusement, au moment de basculer vers l’hippodrome pour rejoindre la longue ligne droite de l’arrivée, je reçois les encouragements généreux d’Adrien qui font l’effet du gel que je n’ai pas daigné sortir de la poche de mon short.
Je parviens à boucler le dernier kilomètre à près de 16km/h et comprends à 200 ou 300 mètres de la ligne en apercevant le chronomètre officiel que je vais améliorer ma meilleure marque sur semi-marathon de façon totalement inattendue !

Des sourires illuminent la très grande majorité des coureurs qui ont déjà terminé leur effort. Une belle euphorie collective !

34879 coureurs viendront à bout des 21.1 kilomètres. Je suis crédité d’un temps de 1h22’21, d’une 408ème place au classement scratch et d’une 81ème dans ma catégorie 

 Photo course : Giao Running

11 réflexions sur “Semi-marathon de Paris 2015, un record inattendu

  1. Aaaah j’attendais ce résumé avec impatience pour savoir ce qu’il en était!
    Je suis donc bien ravi pour toi et ce record qui s’est dessiné ce jour!
    Bravo donc, ô coureur barbu aux pieds si légers, tu as bien boosté!

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