Prom’Classic de Nice 2016 avec Kalenji

Pour la seconde année consécutive Kalenji a eu la gentillesse de me convier à son Kalenji Blog Camp. Le but de ce rassemblement de blogueurs venus de l’Europe entière (France, Belgique, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume uni, Portugal) est de présenter la nouvelle gamme Kiprun qui arrive chaque année courant janvier dans les rayons des magasins Décathlon.

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Comme en 2015, le produit phare de l’événement est la nouvelle Kiprun SD (Short Distance) que Kalenji nous a proposé de tester. Comme en 2015, Kalenji a profité de son partenariat avec la prom’classic de Nice, une des plus belles course de 10 kilomètres en France, pour nous inviter à tester cette chaussure en condition de course sur la promenade des anglais (on a vu pire).

La présentation de la nouvelle gamme Kiprun

Une fois tous les blogueurs rassemblés et après une petite visite sur le stand Kalenji du village de la course où je découvre un tee-shirt porte dossard très malin, nous rejoignons toute l’équipe des footwear developers qui travaillent à la conception et à l’évolution de la gamme Kiprun.
Les échanges sont passionnants et enrichissants. La gamme se simplifie en faisant disparaitre le modèle MD (medium distance) estampillé semi-marathon et qui semait la confusion dans l’esprit des coureurs. La SD (promesse de dynamisme et de légèreté) et la LD (promesse de protection et de stabilité) suffisent désormais à couvrir l’ensemble de leurs besoins.

Pour faire évoluer sa gamme, Kalenji s’est donné les moyens de ses ambitions en confiant la réalisation d’une étude au Luxembourg Institute of Health dont l’objectif était d’identifier le type de chaussure le mieux adapté à toutes les foulées. 400 coureurs ont donc couru plus de 100.000 kilomètres, certains équipés d’un nouveau concept Kalenji, d’autres dotés d’un modèle de chaussures pour foulées neutres. Cette étude a validé le fait que ce nouveau concept limitait le risque de blessure.
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Baptisé K-Only, ce concept se matérialise par l’intégration d’une nouvelle pièce (en rouge sur les photos) au niveau du médio pied ainsi que d’une zone « bi-densité » sous le premier métatarse. La très sérieuse étude du LIT a montré que le modèle du test équipé du K-Only convenait à toutes les foulées, qu’elles soient pronatrices, neutres ou supinatrices. Ce qui peut simplifier considérablement le discours des vendeurs en magasin pour des clients un peu perdus dans le jargon des spécialistes.

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À gauche la nouvelle SD équipé du K-Only. À droite l’ancienne SD

Je reviendrai plus tard à travers un autre article sur mon avis personnel sur la nouvelle Kiprun SD.
Le dîner qui a suivi et les discussions avec Patrick, Jonathan et Stéphane Diagana restera un très bon moment de ce week-end niçois. J’ai également été ravi de revoir le sympathique Benjamin Malaty à qui je souhaite sincèrement de retrouver son niveau après une année 2015 difficile.

La course

J’ai très peu couru sur 10 kilomètres en 2015. Je n’ai d’ailleurs participé qu’à une seule course sur cette distance….à Nice sur la promenade des anglais avec un résultat en demi-teinte. Kalenji m’a donc offert l’occasion parfaite de gommer cette légère contre-performance et j’ai mis un point d’honneur à me préparer sérieusement, avec mon ami Salvio, durant ces dernières semaines à cet effort que je trouve particulièrement exigeant.

Avec l’envie de me rapprocher des 37 minutes, je me fixe finalement un objectif haut de 37 minutes et 30 secondes soit 23 secondes de mieux que mon record personnel établi en 2014 aux 10km l’Équipe.
Sur la ligne de départ, au coeur du sas réservé aux coureurs de niveau 35′-40′ en compagnie de Greg et Salvio, comme à mon habitude je stresse. Mais j’ai le sentiment de générer plus de stress positif que d’ordinaire.

Je ne le sais pas encore mais mon expérience de 2015 et les bousculades des premières centaines de mètres qui s’annoncent vont m’aider à réaliser une belle course. Je sais en revanche que Salvio va partir légèrement plus vite que moi et que je dois avoir la sagesse de ne pas lui emboîter le pas. Greg, sur un mode de reprise après une année 2015 consacrée à l’ultra, sera en léger retrait.

Dès que le coup de feu retentit, le trio se disperse. La majeure partie de mon effort consiste à éviter les coups et la chute et à slalomer entre les coureurs plus lents dont certains n’ont pas leur place ici. C’est tout simplement dangereux à la fois pour eux et pour les autres. Sur la partie gauche de la chaussée je suis gêné par un petit groupe de coureurs aux couleurs de la ville de Nice. Je râle, hésite à distribuer quelques coups de coudes. Lorsque je les double j’entends un spectateur lancer un « allez monsieur le maire » qui me fait comprendre que j’ai failli balancer monsieur Estrosi dans le décor. Je regrette presque (chut…).

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J’ai décidé de courir aux sensations. Si je porte bien ma Suunto au poignet, je n’y jetterai pas un seul coup d’oeil avant d’avoir franchi la ligne d’arrivée. Je crois que si j’avais su que je passais au premier kilomètre en 3’52 (contre 3’39 en 2015) j’aurais pu paniquer et vouloir accélérer violemment. J’ai bien conscience que j’ai perdu un peu de temps mais je commence à produire progressivement mon effort une fois le flux de coureurs devenu plus homogène.

Je reviens doucement sur Thibault. Je crois qu’il est étonné de me voir arriver par l’arrière. Je lui glisse un petit mot avant de me placer devant lui. Les sensations sont bonnes, je sens que les jambes tournent bien, que le coeur ne s’emballe pas et que j’avance très régulièrement sans me préoccuper de rien d’autre que de ce que je ressens. Étonnamment je crois que je suis en train de prendre du plaisir !

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Arrive le moment du U-turn à mi-course sur la promenade des anglais. Le seul « obstacle » de la course. Mais lorsque le corps est calé depuis plus de 15 minutes sur une allure régulière de 16km/h, la relance n’est pas si simple. Je la gère parfaitement. Le tapis me flashe en 18’49 au passage du cinquième kilomètre.

Les kilomètres six et sept sont parfaits alors qu’en temps normal c’est le moment où je faiblis. Ça se corse sur les deux suivants mais je m’accroche et limite très bien les dégâts. Je suis presque surpris de me voir en capacité de répondre mentalement à un moment où l’effort devient extrême pour le corps. L’arrivée s’aperçoit de très loin, le dernier kilomètre est terrible. Je n’ai aucune idée de ma performance chronométrique.

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À cet instant je crois que je m’en moque comme de ma première paire de Kalenji. Je veux aller au bout en donnant mon maximum. Ne rien regretter. À cent mètres de la ligne, en apercevant le chronomètre officiel je comprends que je ne franchirai pas la ligne en moins de 37’30 pour quelques secondes. Je stoppe ma montre et lui accorde enfin un peu d’attention. Elle m’indique 37’39. La puce enregistre 37’37. Je trouve ça très esthétique. Salvio a franchi la ligne depuis 60 secondes, Greg arrive 50 secondes derrière. Le tir est joli et pas tout à fait groupé mais presque.

Après un rapide calcul je m’aperçois que j’ai couru la première moitié de la course en 18’49 et la seconde en 18’48. Il s’en est fallu de très peu mais j’ai couru en negative split ! C’est totalement inédit pour moi et j’en retire une certaine fierté, moi l’éternel insatisfait.

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11 réflexions sur “Prom’Classic de Nice 2016 avec Kalenji

  1. Eh ben, que dire, plaisir et performance, presque pas de bousculade… bravo!
    Tu nous en diras plus sur les nouvelles Kalenji et si elles conviendront à ton pied ailé!

  2. le maire dans les moins de 40′ piouffff… c’est comme les promesses de campagne ca… du pipo :))
    dommage qu’on ai pas réussi à se croiser ce coup ci.
    En tout cas bravo pour le chrono !

    1. J’ai pas vérifié mais j’ai entendu dire qu’il avait amélioré son record en terminant en 54′.
      Sinon oui c’est dommage, tu aurais du nous prévenir de ta présence on aurait essayé de te capter. La prochaine fois :)

    1. Merci. J’étais dans ma bulle. Je ne me suis même pas retourné une seule fois pour voir si tu suivais. Ultra concentré sur ma cadence et mon allure ! Et bravo à toi, j’ai presque mis 5 ans pour réaliser ton chrono de dimanche ;)

      1. Faut savoir rester dans sa bulle, c’est comme ca que j’arrive à oublier des moments de course (ou d’entrainement). Merci pour les félicitations :D
        Au plaisir de se croiser sur le bitume

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