Trail des lavoirs 2016 La grande lessive

Depuis quelques temps déjà mon attrait pour le trail prend lentement mais sûrement le pas sur mon intérêt pour la course sur route. Sans jusqu’ici que je cherche réellement à comprendre pourquoi. J’avais déjà ma petite idée mais c’est devenu très clair avec la lecture du livre de Grégory Vollet, même si je suis un puceau des grands espaces et que je n’irai probablement jamais fouler les sites mythiques du trail running à travers la planète.
Dimanche, ma participation au trail des lavoirs a confirmé qu’à ce jour ma vision de la course à pied se rapproche plus des sentiers que du macadam.

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Je ne suis jamais passé par les écoles d’athlétisme et je n’ai jamais été licencié à la fédération de ce sport. Tout juste ai-je pris part à quelques cross et quelques relais sur piste en UNSS au collège. À l’époque un autre sport retenait la majeure partie de mon attention et de mon temps. Je suis venu tard à la course à pied et j’ai participé à mes premières épreuves de masse à trente ans largement sonnés.
Comme je suis un amoureux de l’effort physique et parfois de la souffrance qu’il implique, que je cultive un certain orgueil et que j’apprécie la performance, j’ai fait en sorte d’aller chercher quelques chronos sur 10 kilomètres et semi-marathon. J’ai même tenté et échoué de peu (mais de beaucoup) en 2013 de me glisser sous les 3 heures sur marathon. Alors que j’avais pris la peine pour une fois d’optimiser ma préparation, j’ai failli mentalement. J’en porte encore les traces aujourd’hui et ne suis pas du tout sûr de réitérer l’expérience un jour.

Après les 53 kilomètres du trail des villes royales et les 80 bornes de l’écotrail de Paris, j’avais envie d’un peu plus court et de plus d’intensité dans l’effort parce que j’aime avoir l’impression d’aller vite. Les 32 kilomètres et 900 mètres de dénivelé positif annoncés (réduits à environ 650 sur le terrain) du trail des lavoirs remplissaient parfaitement ce cahier des charges – Notez que cette belle course existe dans une version d’une cinquantaine de kilomètres
Depuis l’écotrail, j’ai entretenu ma bonne forme et même retravaillé un peu ma vitesse. J’ai achevé le mois d’avril avec plus de 1000 kilomètres au compteur pour l’année 2016, une première depuis que je cours. Je me suis donc présenté à Chevreuse plutôt confiant et bien décidé à m’amuser. Une première différence avec la route existe à ce niveau là et m’ôte une part de stress : aucun objectif chronométrique sur ce type d’épreuve qui se rapproche quelque part du marathon en terme d’intensité d’effort, avec une gestion différente puisque fonction des bosses parsemées sur le parcours. J’en veux pour preuve les premiers kilomètres de course (certes roulants) couverts à plus de 14km/h.

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J’estime qu’une vingtaine de coureurs me précèdent. Je suis ici pour m’amuser mais aussi pour donner le meilleur et pourquoi pas accrocher un top 20 comme c’est souvent accessible sur ce type de course. Le soleil qui nous accompagne rend le parcours superbe. Je ne ménage pas mes efforts, j’ignore combien de temps ça va tenir, mais peu importe, le plaisir est là sur les sentiers et, seconde différence avec les courses sur route, le partage aussi.
Au cinquième kilomètre je suis rejoint par Ludovic Dilmi, immense centbornard (champion de France, vainqueur à Millau…) et récent deuxième des 100 kilomètres de Belvès. Nous entamons une petite discussion, il est venu en voisin et habitué, pour faire un peu de rythme avant ses prochains objectifs. Je le laisse partir devant à la faveur d’une petite montée qu’il gère en trottinant alors que je préfère marcher un peu pour me préserver.

Un peu plus loin, suite à un magnifique passage en forêt domaniale de Port-Royal et au dixième kilomètre en à peine plus de 46 minutes, je suis rejoint par un coureur. Nos allures sont très proches, nous décidons de collaborer et en profitons pour échanger un peu. Nous partageons une quinzaine de kilomètres avant que je ne me détache légèrement par l’avant.

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À quelques kilomètres de l’arrivée, la dernière bosse n’est pas simple à avaler. Il s’agit de grimper les célèbres 17 tournants, mais évidemment pas par la route. Le pourcentage est fort à quelques endroits et après une course menée à vive allure ça brûle ! Un trio de coureurs plus frais que moi me dépasse en fin d’ascension. Je dois laisser filer les deux premiers mais j’accroche la foulée du troisième avec lequel je me lance dans un finish, au profil descendant, effréné.

À 500 mètres de la ligne je prends les devants, pensant le distancer à la régulière. Mais il décide de me disputer le sprint et me coiffe au poteau. Dans un bel esprit (trail?) nous en rigolons et échangeons une franche poignée de mains. Je sais que cela peut aussi se produire à l’arrivée d’une course sur route mais mon expérience me fait dire que c’est beaucoup plus rare. Voilà une troisième raison qui me pousse à affirmer aujourd’hui que l’ambiance est globalement plus détendue sur les sentiers, sans que je porte de jugement particulier.
Je finis cette course en 2h26′, à une anecdotique 24ème place, 10ème Vieux1, à 20 minutes du vainqueur du jour tout de même et à un peu plus de 2 minutes du 20ème qui n’est autre que Ludovic Dilmi, victime de quelques ennuis gastriques.

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Concernant la course et son organisation, hormis le malentendu autour du D+, inférieur de 30% à l’arrivée sur les montres GPS les plus sophistiquées à celui annoncé et sur lequel les organisateurs ont tenté de se justifier avec sincérité, le balisage réalisé avec une rubalise bicolore jaune et blanc pouvait prêter à confusion, particulièrement au moment où la nature commence à nous offrir quelques couleurs chatoyantes. Je n’ai heureusement pas été victime d’une erreur si vite arrivée. Nul doute qu’il sera plus efficace l’an prochain. Pour tout le reste, ambiance, intérêt du parcours, bénévoles et ravitaillement à l’arrivée (je ne me suis pas arrêté à celui du 17ème kilomètre) ça ressemble à un sans faute

Ma prochaine course ? Une course sur route de 10 kilomètres dans le 19ème arrondissement de Paris, en bas de chez moi ou presque. Du bitume, mais avec un peu de dénivelé et des copains !

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