Trail des Hauts-Forts 2016, bienvenue dans les Alpes

J’ai participé samedi dernier à la huitième édition du trail des Hauts-Forts. Il s’agissait de ma seconde participation, après celle de 2014. Comme il y a deux ans je me suis aligné sur le “petit” parcours aux mensurations largement suffisantes pour le non spécialiste du trail alpin que je suis.

TrailHautsForts2016

Le but du jeu ? Rejoindre la station d’Avoriaz depuis Morzine par des terrains variés et en traversant des panoramas parfois magnifiques. Au programme de la matinée, 27 kilomètres pour 2000 mètres de dénivelé positif (contre 44/3300 pour le grand parcours dont une version relais à 2 a été inaugurée cette année).

Contrairement à 2014, les conditions météorologiques optimales ne nous ont pas privé d’une partie du parcours entre le col de Cou et le col de Fornet, situé à 2215 mètres d’altitude, par l’arrête du Vanet et un incroyable tronçon très aérien.

DossardTrailHautsForts2016

En revanche, comme en 2014, je retrouve Johan, mon collègue niçois de la Runnosphère, au départ de la course dont le départ est donné devant le palais des sports de Morzine. 355 participants sont annoncés par le speaker sur ce parcours. L’occasion de découvrir sa très belle Suunto Spartan flambant neuve rapportée directement d’Helsinki et de partager un sympathique échauffement sur le début du parcours dont le premier kilomètre est plat, bitumé et pas très large par endroit. Raisons pour lesquelles je me poste à l’avant-garde du peloton à quelques minutes du départ.

Comme prévu les mille premiers mètres sont avalés à près de 15 km/h, juste avant que la route ne s’élève doucement à la sortie de Morzine et que l’allure ne se stabilise entre 10 et 11km/h. S’ensuivent huit kilomètres d’une montée progressive, agrémentés d’une courte descente avant que les choses sérieuses ne commencent. J’ai du mal à digérer un départ relativement rapide, les sensations ne sont pas extraordinaires. Au tiers de la course je m’attends à devoir serrer les dents dans les grosses difficultés du parcours à venir.

Trail des hauts-forts 2016

Le lac des Mines d’Or, lieu de l’unique ravitaillement solide de la course est atteint après 17 kilomètres, au sommet d’une courte mais abrupte montée effectuée en sous bois sur un sol jonché de racines apparentes. Dans la portion de descente roulante qui précède, je suis victime d’un inquiétant début de crampe au mollet droit qui m’oblige à couper mon effort. Ce sera heureusement la seule alerte, tout du moins en ce qui concerne le mollet…
Le temps d’avaler un morceau de banane et je repars après un arrêt express. Le parcours nous emmène faire le tour de ce joli lac avant de nous propulser vers LA difficulté de la course. Plus de 800 mètres de dénivelé positif en un peu moins de 6 kilomètres ! Je m’arme de patience et emboîte le pas d’un coureur équipé de bâtons dont l’allure me convient parfaitement.

ProfilTrailHautsForts2016

Il faut compter plus d’une heure de montée sur cette portion de 5 kilomètres dont la pente moyenne avoisine les 17%. Après le passage au col de Cou (1920m), à la frontière franco-suisse, nous empruntons une arrête avec des passages accidentés qui obligent parfois à poser les mains. Je ne vois pas la fin de cette ascension, j’ai les muscles des ischio-jambiers très très raides et je savoure le moindre mètre de plat.
J’ai le temps d’admirer les sublimes panoramas que nous offre la nature et ce ciel bleu roi, tant du côté suisse que du côté français, sans toutefois prendre le temps de dégainer mon smartphone pour immortaliser l’instant.

ParcoursTrailHautsForts2016

Les positions sont stabilisées depuis le ravitaillement. Les dépassements sont rares, l’effort intense. Je sais depuis le lac des Mines d’Or que j’évolue dans le top 50. Le passage du col de Fornet à 2215 mètres d’altitude, vers le kilomètre 22, intervient comme une véritable libération. Quelques foulées dans les neiges éternelles et je me lance dans une descente piégeuse à souhait après une telle débauche d’énergie. Il s’agit de rester extrêmement vigilant tant ses premiers hectomètres sont pierreux !

Je m’en sors honorablement et rejoins même quelques coureurs qui m’avaient distancé dans la fin de l’ascension. Je prends soin de garder une once d’énergie pour le final dans la station d’Avoriaz. Les 500 derniers mètres remontent sur 70 mètres de dénivelé. Le coup de grâce !

Heureusement je sais qu’Izia, ma fille de 4 ans, m’attend pour courir avec moi les 80 ou 100 derniers mètres que je lui avais promis. Une grande première. Elle exulte en me voyant apparaître et ses premiers mots m’arrachent un rire bienfaiteur, elle qui espérait me voir gagner. “Papa, pourquoi t’es en retard ?”. Je franchis la ligne en 3h37 à la 43ème place (9ème V1), loin derrière les meilleurs, exténué mais satisfait de ma prestation dans l’ensemble.

J’ai trouvé la course beaucoup plus éprouvante que l’édition 2014. Sur les 320 partants on compte d’ailleurs une bonne trentaine d’abandons et une quinzaine de concurrents rattrapés par la barrière horaire.
La chaleur, mon engagement dans l’effort et un parcours plus long et compliqué expliquent évidemment logiquement ce sentiment. J’ignore si je me donnerai un jour les moyens de me lancer sur des formats plus exigeants. Rien n’est moins sûr. Je ne suis pas certain d’avoir envie de boucler des épreuves à moins de 7km/h de moyenne.

Je remercie toutefois l’organisation efficace et sans faille de cette épreuve et l’office de tourisme de Morzine-Avoriaz qui a bien voulu m’offrir le dossard après le récent stage auquel j’avais pris part à la fin du mois de juillet.

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