L’Ekiden de Paris 2016 victime de son succès ?

Le président de la Fédération Française d’Athlétisme l’a lui même annoncé, il veut faire de l’ekiden de Paris, l’épreuve de marathon relais la plus importante en Europe en se rapprochant des 2.000 équipes au départ. Quant on sait comment les choses se sont passées pour cette quatrième édition ce dimanche 6 novembre 2016, avec 1600 équipes inscrites seulement, et qu’on a pris connaissance de la trainée de critiques négatives sur les réseaux sociaux à l’encontre de l’organisation, on est en droit de se demander si l’idée est pertinente.

Mais je préfère oublier le temps d’un instant les ratés du jour et penser que les erreurs seront réparées en 2017, pour me concentrer sur l’essentiel, à savoir l’aspect sportif et surtout collectif d’une épreuve pas comme les autres.
Comme en 2013, 2014 et 2015, la Runnosphère a présenté une équipe masculine au départ. Mais les choses n’ont pas été simples et c’est à peine quelques jours avant la date fatidique que l’équipe a trouvé sa composition finale, suite à deux forfaits de taille sur blessure. C’était déjà presque un miracle de nous retrouver à six ce dimanche matin. Cyril et surtout Jean-Baptiste, un coureur dont j’ai fait la connaissance chez les sympathiques Adidas Runners de Jaurès venant in extremis compléter l’équipe.

Contrairement aux trois premières éditions dont le départ était donné depuis l’hôtel de ville, c’est vers la tour Eiffel que tout ce beau monde (10.000 coureurs) a migré. Si la zone stratégique de transmission du témoin y a gagné en fluidité, on ne peut pas en dire autant des conditions de circulation aux abords du circuit sur lequel il est devenu beaucoup plus compliqué d’encourager les copains. La sécurité renforcée n’a évidemment pas facilité les choses. Mais stop, j’ai dit qu’on parlait de sport.

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C’est Julien qui a lancé l’équipe en prenant le départ sur un premier cinq kilomètres. Un peu enfermé dans le sas, il lui a fallu s’en extirper pour produire un effort intense sur une distance peu pratiquée en compétition. De retour sur la zone de relais après un peu plus de 19 minutes, c’est à moi qu’incombait la tâche de me frotter au premier des deux dix kilomètres de la matinée.

Sans trop savoir où j’en étais, un peu dans le flou après mon forfait sur le récent marathon des Causses que j’ai tu par ici, avec peu voire pas de séances spécifiques, c’est le coeur vaillant que je me lance dans la bataille, déterminé à bien faire, du moins à faire de mon mieux. Mon départ que je voulais prudent est rapide, un peu trop. Je réussis malgré tout à trouver un rythme de croisière régulier légèrement inférieur à 16 km/h qui me permet d’apprécier l’effort sans subir le parcours, ses remontées de pont et son double U-turn. Je passe le témoin à Salvio au terme de 38’15 d’un effort plutôt bien maîtrisé, à une minute de ma marque de référence sur la distance mais avec le sentiment du devoir accompli.

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Hors de forme, mon compère italien fait de son mieux sur cette boucle de cinq kilomètres, loin de ce qu’il a l’habitude de produire, mais peu importe. C’est ensuite à Cyril de poursuivre notre oeuvre collective. Il s’en sort de la plus belle des manières en réalisant son nouveau record personnel sur dix kilomètres. Trente kilomètres ont déjà été courus !

Jean-Baptiste réalise une jolie performance sur sa portion de cinq kilomètres, il est le coureur de l’équipe le plus rapide du jour, en terme d’allure moyenne. C’est enfin à Bastien que revient la chance de parachever notre travail. Pour avoir eu cette responsabilité l’an passé, je sais que c’est un moment très plaisant même si cette inhabituelle distance de 7.195 km n’est pas facile à gérer. Nous sommes tous sur la ligne d’arrivée pour l’encourager dans le final.

Nous arrachons une belle 117ème place au classement général, sur 1600 équipes inscrites, avec un temps final de 2h46’56 mais sommes battus au challenge médias par l’intouchable collectif Jolie Foulée x Barbès Runners.

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Et on reviendra ! Parce que l’Ekiden de Paris doit devenir une épreuve incontournable dans le calendrier des courses hors stade parisiennes et qu’il prendra forcément bonne note des faiblesses de cette édition 2016 !

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