On (running), swiss engineering

Je ne sais pas vraiment si j’aurais préféré vous raconter que je m’apprête à courir dimanche prochain mon septième semi-marathon de Paris, que je suis fin prêt pour aller taquiner les quatre vingt minutes sur cette distance que j’apprécie.

Le fait est que, si je cours toujours plus que régulièrement, que j’y prends toujours autant de plaisir et que je cultive mon goût pour l’effort, je traverse une période où accrocher un dossard ne m’excite plus vraiment. Surtout sur la route et surtout pour des courses dont on nous rabâche les oreilles.

Et ce n’est sans doute pas un hasard si la première épreuve à laquelle je participerai en 2017 se rapproche plus du « fun run » que de la chasse au chrono. Alors même si Run My City est estampillée A.S.O. le concept a su séduire le coureur urbano-parigot que je suis.

Passons. Je reviens aujourd’hui pour évoquer une marque zürichoise dont je connaissais l’existence et qui m’intriguait par sa technologie vraiment différente de ce qu’on a l’habitude de voir. On-running, On pour les intimes, qui a vu le jour en 2010 et qui fait un carton dans les pays germanophiles a imaginé de petits éléments adaptatifs en caoutchouc baptisés « nuages » (CloudTec® pour la dénomination savante) pour améliorer à la fois l’amorti et la propulsion. L’idée à de quoi séduire et l’image du nuage est belle. Qui n’a jamais rêvé de courir sur un nuage, au sens propre comme au sens figuré ?

Parlons tout de suite de ce qui m’a dérangé lorsque j’ai étudié d’un peu plus prêt le concept. Le but avoué de laisser place à une foulée naturelle est louable, mais quand j’ai vu cette vidéo qui illustre à merveille le concept légendé « Cushioned landing, barefoot takeoff » j’ai eu un peu mal, je dois l’avouer.

Mais là encore, marketingement parlant c’est plutôt fûté.

J’ai été convié au mois de novembre dernier à découvrir la On Cloudflow dont c’était à l’époque le lancement mondial.
Il s’agit d’un modèle typé performance qui fait partie d’une très vaste gamme. Avec ses 6mm de drop annoncés et ses 220 grammes sur la balance (US 8.5) et un look global qui ne me laisse pas insensible aux nuages près, je suis très curieux de la chausser. Agréable à enfiler, la cloudflow est équipée d’une languette plutôt fine. Une fois aux pieds sa légèreté n’est pas qu’une impression. Elle semble immédiatement me réclamer d’aller courir.

On running Cloudflow

Je crois que depuis qu’on me confie des chaussures à tester c’est la première fois que j’ai autant de mal à me positionner. J’ai même hésité à le faire…

Sur le terrain les premières foulées me désarçonnent autant qu’elles m’impressionnent. Je n’ai pas le sentiment de courir sur un nuage, mais avec ma foulée médio-pied, je n’ai pas le temps de vérifier les arguments et le discours qu’on vient de me tenir. Exceptionnellement je me force et m’emploie l’espace de quelques dizaines de mètres à adopter une attaque talon. Je découvre alors à ce moment là que les nuages font le job, mais je ne me sens pas concerné !

On-running Cloudflow

En revanche je découvre une chaussure extrêmement vive et réactive, qui ne demande qu’à accélérer l’allure ! D’emblée je classe la Cloudflow dans la catégorie des chaussures exigeantes comme j’aime à les appeler. Celles qui sont efficaces dès lors que le coureur sait s’engager à la hauteur de ce qu’elles ont sous la semelle.

Cette courte séance de découverte sera l’occasion de quelques accélérations probantes. Je suis depuis retourné courir plusieurs fois avec mes nouvelles amies, mais invariablement sur le même type de séance. Des footings rythmés, pas trop longs, mon pêché mignon. J’ai le sentiment que la Cloudflow ne sera pas l’alliée des sorties longues et pantouflardes, mais elle ne semble pas avoir été conçue pour cela. Son mesh de très bonne qualité, respirable participe au confort qu’elle procure. Pour avoir dû quitter quelques instants le bitume lors d’une séance un peu humide j’ai pu constater un comportement plus qu’honnête dans des conditions un peu particulières. J’ai en revanche remarqué une perte d’adhérence dans les virages bitumés rendus glissants par l’humidité et les pollutions de toutes sortes émises par les automobiles. Mais quelle chaussure tient réellement la route dans ces conditions urbaines extrêmes…

On-running Cloudflow

A l’heure où Asics annonce une hausse de son chiffre d’affaires en Europe en 2016, j’espère que des marques jeunes et innovantes comme On sauront venir jouer les trouble-fêtes pour dynamiser (dynamiter ?) un peu le jeu et nous faire profiter de leurs produits.

 

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