Ma SaintExpress avec BV Sport

Jamais trois sans quatre. Si j’ai moins couru avec un dossard cette année, je n’ai pas pu m’empêcher d’accepter l’invitation de BV Sport à venir sur ses terres pour prendre part à la SaintéLyon. Comme l’année dernière j’ai toutefois décidé de m’aligner sur la SaintExpress, un format qui me correspond peut-être un peu mieux. J’ai ainsi équilibré mon « palmarès » avec deux participations à la SaintéLyon, dont une stoppée à mi-course.

La SaintéLyon est devenue comme une institution. Ce raid extrême vieux de plus de 60 ans est devenu une énorme machine, avec tous les risques de dérive que cela comporte (taille des sites, gestion des navettes et autres organisations qui peuvent rapidement faire râler en cas de souci). Cette année plus de 17.000 dossards ont été attribués (7000 sur la SaintéLyon, 3200 sur la SaintExpress. Le reste sur les autres formules)

BV Sport est fournisseur officiel de la SaintéLyon. Pour la deuxième année consécutive tous les participants ont pu repartir avec une paire de chaussettes de trail, aux couleurs de la tenue que la marque a produit en édition collector pour la SaintéLyon 2017.

La petite équipe presse formée pour l’occasion s’est retrouvée sur le stand BV Sport à la halle Tony Garnier avant de prendre la route de Saint-Etienne en fin d’après-midi, où se trouvent les locaux de la firme, dont le site de production. Sur place Salvatore Corona, à la tête de l’entreprise, nous présente la marque sous toutes ses coutures plates (ahah) et nous échangeons à la bonne franquette. La majorité de l’équipe a ensuite pu attendre patiemment sur place l’heure du départ de la Saintélyon, tandis que je rejoignais Lyon en voiture avec Corentin, engagé lui sur la SaintéSprint.

J’y retrouve Julien avec qui j’ai couru la SaintExpress 2016 de bout en bout, mais aussi Jérémy (qui terminera à la 6ème place !) et Bertrand, pour prendre les navettes en direction de Sainte-Catherine. Il nous faut beaucoup de patience pour enfin prendre place dans un autocar chauffé et nous atteignons ce village du Rhône seulement quelques minutes avant le départ. L’échauffement est réduit à son minimum et se termine sur les premiers hectomètres goudronnés de la course. C’est parti pour 4 heures d’effort dans un froid mordant !

Rapidement le quatuor se disloque, chacun adopte le rythme qui lui convient le mieux dans les premières rampes qui se présentent à nous à peine 1500 mètres après le départ. Pendant près de trois kilomètres les sentiers s’élèvent doucement mais sûrement pour atteindre le point culminant de la course. La neige a fait son apparition au sol et rend l’effort un peu plus compliqué.
Après une dizaine de kilomètres et le passage à 930 mètres d’altitude, le parcours, parsemé de raidillons, ne fera plus que descendre jusqu’à Lyon. Je passe en coup de vent au ravitaillement de Saint-Genou situé au km13, en 92ème position. 10 kilomètres plus loin j’ai gagné 10 places. Nous au sommes au ravitaillement de Soucieu, peu après la mi-course. Les parties bitumées sont assez fréquentes et très roulantes. J’y suis à mon avantage, je continue ma remontée au classement. Je grapille 24 nouvelles places en moins de 10 kilomètres ! Arrivé à Chaponost, à une petite douzaine de kilomètres de la halle Tony Garnier, je pointe à la 57ème position. L’effort est rude mais je l’accepte et le gère plutôt bien ! Je me retrouve parfois seul dans l’obscurité et dois rester sur mes gardes pour ne pas rater une balise.

A cinq kilomètres de l’arrivée ça devient pénible pour tout le monde. Je me retourne régulièrement en pensant que ça va peut être plus vite derrière. Il n’en n’est rien. J’avance à bon rythme, marche dans les dernières montées pour mieux relancer sur les portions plates. Je commence à bien connaître le final, que je savoure malgré l’âpreté de l’effort. La traversée du pont Raymond Barre est moins compliquée que l’an passé, même si un coureur avec qui j’ai partagé plusieurs kilomètres, me repasse et me salue, smartphone au poing en mode vidéo.

C’est fait ! Le passage sous l’arche lumineuse est toujours un grand moment, peu importe le chrono, peu importe la place. Le soulagement est fort, d’être arrivé entier, d’avoir bravé la nuit, le froid, d’avoir mobilisé ses dernières ressources. Il m’a fallu 4h04’21 pour courir ces 45 kilomètres. Je termine à la 49ème place, 9ème de ma catégorie, en master1. J’étais prêt, et comme l’année dernière je repars avec une grande satisfaction et de bons souvenirs.

photos (c) Gilles Reboisson

7 réflexions sur “Ma SaintExpress avec BV Sport

  1. Comme à chaque fois, alors que cette course ne m’attire pas vraiment, lire un récit et le plaisir exprimé par les mots du coureur à l’arrivée au lieu dit Raymond Point Barre me donne envie d’y revenir un jour.

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