Une première édition réussie

Loin de l’effervescence des gros mastodontes que sont ces courses de masse qui affichent des milliers voire des dizaines de milliers de coureurs au départ, souvent onéreuses à l’inscription et pas toujours exemptes de tout reproche en matière d’organisation, on trouve des épreuves à taille plus humaine, plus conviviales et souvent organisées avec passion. C’est vers ce type de course que j’ai de plus en plus envie de me tourner.

Le trail du Marivel, dont j’ai dégoté l’existence au détour d’un méandre de Facebook, est de celles-ci. Attention, il ne faut pas confondre le Marivel, ce ru des Yvelines qui prend sa source à Versailles et se jette 9 kilomètres plus loin dans la Seine au niveau de Sèvres, et Marvel, cette célèbre troupe de super héros.

Deux jours avant le terme des inscriptions en ligne je décide de prendre un dossard pour l’Exigeante. 19 kilomètres et 400 mètres de dénivelé positif courus sur des chemins forestiers parfois communs à ceux de l’écotrail de Paris qui a fait vivre un calvaire neigeux et boueux à ses participants il y a à peine quelques jours. J’hésite mais je lis que le terrain a bien séché. J’embarque avec moi Vincent pour qui la course fera office de reprise après l’assaut d’un léger virus.

En arrivant au carrefour des 3 barrières environ une heure avant le départ, j’apprends qu’un léger contretemps va retarder le départ d’une quinzaine de minutes. L’accueil est chaleureux, l’organisation confiante malgré cet impondérable logistique. Les jambes sont un peu lourdes mais les conditions sont idéales.

Je raffole de ce type de parcours, roulant, parsemé de quelques bosses, qu’il faut réussir à gérer correctement sous peine de rester scotché et de perdre rapidement du terrain dans le money time. A quelques dizaines de secondes du départ, j’aperçois Marie-Amélie, la future vainqueur de la course féminine, que je salue. Quelque chose me dit qu’il n’est pas impossible que nous nous retrouvions à un moment ou à un autre sur le parcours.

Dès le départ donné, ça file devant et quatre coureurs prennent très rapidement la poudre d’escampette. Suivi par un autre petit groupe de quatre concurrents, que je talonne. L’écart se creuse doucement et je manque de monter dans le wagon. Un mal pour un bien. Les sensations ne sont pas excellentes et je me retrouve avec un triathlète de Courbevoie. Au ravitaillement du cinquième kilomètre, un signaleur annonce la tête de course à une quarantaine de secondes. Quelques kilomètres plus loin, je suis contraint de lever le pied et de laisser filer mon compagnon qui ne traine pas dans les côtes ! Plus personne devant, personne derrière. Je décide de temporiser, ce qui me permet de mieux apprécier l’effort qui reste malgré tout soutenu.

A trois kilomètres de l’arrivée, je suis rejoint par Marie-Amélie. Le temps d’échanger quelques mots et je constate qu’elle finit mieux que moi. Une dernière descente, une dernière côte, quelques centaines de mètres de plat et pour finir une belle dernière ligne droite vers l’arrivée. Je m’accroche pour limiter les dégâts, frôle la catastrophe en butant avec mon tibia gauche contre un tronc d’arbre à 200 mètres de de l’arrivée.  Je termine avec un chrono 1h27’31autour de la 10ème place. Je sirote ma bière de finisher en attendant Vincent qui arrive une dizaine de minutes plus tard avant d’aller faire soigner mon bobo par la croix rouge.

Une matinée de sport comme on les aime.

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